
C’est une arnaque apparue il y a quelques années déjà, mais qui avait, semble-t-il, disparu de la circulation. Elle est de retour ! Comme l’a constaté Capital, des escrocs se font passer pour des policiers de la Brigade de protection des mineurs (BPM) qui collaboreraient avec l’Office européen de police (Europol). A travers une campagne de phishing envoyée par email, dont l’objet est «Accusation», suivi d’un numéro de dossier, les escrocs écrivent : «À la suite d'une investigation, votre adresse IP et votre courrier électronique ont été associés à des activités illicites.»
Le nom de l’expéditeur est présenté comme «Pol-Inter-Gendarmerie» et un fichier PDF est ajouté contenant la prétendue convocation. Dans cet email qu’a pu se procurer Capital, il est précisé que le commandant de la BPM, un certain Romain Pascal, adresse cette fausse convocation pour des faits de «pédopornographie, pédophilie, cyberpornographie, exhibitionnisme, trafic sexuel et détournement de mineurs». «Vous faites l’objet de plusieurs poursuites judiciaires selon le Code Pénal», ajoutent les aigrefins.
Un email dont l’expéditeur est basé en Italie
Les auteurs du mail mettent la pression sur les destinataires en ajoutant que les peines sont accentuées «lorsque les propositions, les agressions sexuelles ou les viols ont pu être commis en recourant à internet». Pour éviter tout problème ? Il faut répondre par mail à l’adresse indiquée en bas de convocation, à savoir «[email protected]» dans un délai de «72 heures». Sinon, «passé ce délai, nous nous verrons dans l’obligation de transmettre notre rapport au bureau du Procureur adjoint près du Tribunal de Grande Instance de la police Europol» et vous risquez d’être fiché «comme délinquant sexuel».
Evidemment, l’identité de Romain Pascal, présenté comme le commandant de la BPM, a été usurpée. Mais d’autres éléments doivent vous mettre la puce à l’oreille. Premièrement, une convocation judiciaire n’est jamais envoyée par courriel, encore moins pour de tels faits. Ensuite, l’adresse email de l’expéditeur est un autre élément qui doit vous alerter. Même si l’expéditeur est présenté comme «Pol-Inter-Gendarmerie», l’adresse provient d’Italie : «[email protected]».

Quant à l’adresse email placée en copie, «[email protected]», elle n’existe pas. Sans parler de la dernière phrase du mail : «Nous attendons vos nouvelles avec impatience», qui peut paraître hors de propos étant donné la gravité des faits. Pour rappel, quand la gendarmerie envoie un email, ce dernier termine toujours par «gendarmerie.interieur.gouv.fr». A noter que vous pouvez toujours signaler ce genre d’arnaque sur la plateforme PHAROS du gouvernement.



















