Sur le plateau de France 2, ce dimanche, le nouveau premier ministre Michel Barnier a réaffirmé son souhait de remettre le nez dans la réforme des retraites, promulguée en 2023. S’il pense que «le cadre de la loi doit être préservé», pointant «la fragilité de notre système de retraites par répartition», il estime que beaucoup de progrès peuvent être faits «sur la prise en compte de la pénibilité, sur les mères de famille, sur les carrières longues», sans toutefois cibler le relèvement de l’âge légal, passé de 62 à 64 ans.

Pour modifier les contours de la réforme, Michel Barnier compte prendre le temps du dialogue avec les associations patronales et les syndicats. «J’ai toujours pensé que le temps qu’on passe à écouter, à dialoguer, à se concerter, à respecter l’autre, ce n’est jamais du temps perdu», a-t-il affirmé sur France 2, rappelant avoir été à l’origine de la création de la Commission nationale du débat public en 1995. «Je vais faire confiance aux partenaires sociaux pour améliorer cette loi, pour réformer la réforme des retraites.»