En matière d’arnaque, les escrocs ne manquent jamais d’imagination. Si tout le monde peut être un jour victime d’une escroquerie que ce soit par le biais de phishing, d’arnaque au colis ou de faux conseillers bancaires, il semblerait que les créateurs d’entreprise soient à leur tour ciblés par une escroquerie bien rodée. En effet, des personnes mal intentionnées se font actuellement passer pour l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) par l’intermédiaire de courriers envoyés directement aux entreprises.

Les malfaiteurs demandent ensuite de manière frauduleuse aux entrepreneurs de confirmer leur immatriculation au répertoire Sirene en s’acquittant d’une somme d’argent souvent comprise entre 90 et 100 euros. Pourtant, il s’agit bel et bien d’une arnaque puisque l’immatriculation «est totalement gratuite», comme a tenu à le rappeler l’Insee dans un communiqué diffusé ce 7 mai.

Comment éviter de tomber dans le piège ?

Mis en ligne gratuitement et accessible autant par les professionnels que par les particuliers, le Sirene est aujourd’hui la plus grande base de données concernant l’état civil des entreprises. Si l’inscription au répertoire Sirene est entièrement gratuite, celle-ci ne doit toutefois pas être confondue avec l’immatriculation au Registre national des entreprises (RNE) géré par l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) qui elle, est payante, comme a tenu à l’expliquer la Fédération française du bâtiment.

Afin d’éviter de tomber dans le piège, plusieurs précautions peuvent être prises. Ainsi, comme le souligne l’Insee, afin d’obtenir une immatriculation, il est avant tout nécessaire de réaliser au préalable une inscription sur le site du guichet unique. L’avis de situation attestant de son immatriculation est ensuite à télécharger en se connectant sur le site sirene.fr. Alors qu’aucun courrier n’est envoyé par la poste après la réalisation de cette tâche administrative, il est donc conseillé de vérifier de manière systématique l’origine des mails ou des courriers que vous pouvez être amenés à recevoir et de ne jamais communiquer vos coordonnées bancaires. Dans le cas où vous seriez malgré tout victime de cette escroquerie - les jeunes entrepreneurs étant les plus vulnérables face à des démarches administratives parfois complexes -, il est recommandé de contacter rapidement votre banque pour faire une opposition au paiement avant de déposer plainte aux forces de l’ordre.