
Mardi 3 mars, l’Unédic a annoncé que le déficit de l’assurance-chômage s'élèverait à 2,1 milliards d’euros en 2026, selon ses prévisions. Selon BFM, l’association anticipe une croissance limitée à 1 % et des créations d’emplois nulles pour l’année. Une situation déficitaire pour 2026 due à une ponction de l’État de 4,1 milliards.
Par ailleurs, en 2026, en l’absence d’un prélèvement de l’État, le solde annuel aurait été positif, à hauteur de 2 milliards d’euros. Pour la présidente de l’Unédic, Patricia Ferrand, la situation de l’association est aussi difficile en raison du «démarrage du remboursement de la dette Covid», explique-t-elle à l’occasion d’une conférence de presse.
Des excédents prévus pour 2027 et 2028
Toutefois, pour 2027 et 2028, l’Unédic anticipe une amélioration de sa situation financière, et des excédents respectifs de 2,8 milliards et de 4,8 milliards d’euros, à condition que l'État ne cesse ses prélèvements. Ces deux années devraient ensuite permettre à l’Unédic de suivre de nouveau sa «trajectoire de désendettement», explique l’association dans un communiqué. L’organisme souligne aussi à quel point les prélèvements de l’État dégradent sa situation financière. Il «devient majeur pour nous que cessent les prélèvements de l’État», insiste Patricia Ferrand dans son communiqué.
Enfin, l’Unédic précise toutefois que le nombre d’allocataires reste contenu en raison des réformes d’assurance chômage instaurées en 2021, et ce malgré l’état dégradé du marché de l’emploi. Selon l’organisme, le nombre de demandeurs d’emploi est évalué à 2,6 millions en 2026 et 2027, puis à 2,5 millions en 2028. Des chiffres qui ne prennent pas en compte l’accord de la semaine dernière qui concerne l’indemnisation diminuée des chômeurs ayant conclu une rupture conventionnelle.


















