«Un supplément cannabis sur votre Margarita?» Non, ce serveur de The Village Terrazza, un restaurant du XIVe arrondissement de Paris, n’est pas un dealer de marie-jeanne. Pour 5 euros de plus, il nous propose simplement de saupoudrer notre pizza avec des fleurs contenant du cannabidiol, la molécule légale, mais un brin sulfureuse, qui fait fureur depuis quelques mois. Le goût est un peu terreux, les effets pas vraiment au rendez-vous, mais quelle importance ? A défaut de faire planer les consommateurs, c’est à ses négociants et à ses producteurs que ce nouvel or vert promet un nirvana de bénéfices. Et sans risquer une descente de police.

Mais avant d’aller plus loin, faisons donc les présentations. Le cannabidiol (CBD en forme abrégée) est une substance tirée de «Cannabis sativa», une variété de chanvre assez pauvre en THC, la molécule aux effets psychotropes bien connus. Il n’a donc aucun effet hallucinogène. Comme son cousin le haschich, il est obtenu sous forme d’huile ou de résine grâce à un procédé d’extraction industrielle.

Bien qu’aucune étude scientifique sérieuse n’ait jamais rien confirmé de tout cela, on lui prête des propriétés thérapeutiques stupéfiantes : le CBD aurait des vertus anti-inflammatoires, analgésiques et anxiolytiques, il équilibrerait le système immunitaire, combattrait le trouble obsessionnel compulsif, serait efficace contre les douleurs musculaires et articulaires, les crises de panique, le stress post-traumatique, les affections auto-immunes, l’épilepsie, il ralentirait la progression des maladies de Parkinson, d’Alzheimer et de beaucoup d’autres troubles neurologiques, sans parler des symptômes de la schizophrénie, qu’il permettrait d’atténuer, et de l’eczéma, à qui il réglerait son compte en moins de deux.

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