L’étouffant été tokyoïte n’a pas encore commencé, les feuilles sont encore vertes et la température avoisine les 25 degrés en cette belle soirée de fin mai. Un ancien vice-président de Toshiba, désormais à la retraite, nous a donné rendez-vous dans un bar à whisky du quartier d’Omotesando, l’équivalent local des Champs-Elysées. Absurdité des règles du monde au temps du Covid-19 oblige, ce lieu n’a pas le droit de servir d’alcool. Nous nous déportons donc au club des correspondants de la presse étrangère devant une bouteille de Hibiki millésimée.

C’est qu’un bon verre de scotch n’est pas de trop pour évoquer le cas Toshiba. Depuis cinq ans, ce conglomérat emblématique de la puissance nippone, surtout connu chez nous pour ses produits électroniques grand public mais diversifié dans de nombreux autres business comme les trains ou le nucléaire, a été contraint de réduire brutalement la voilure. Sur la période, son chiffre d’affaires a dégringolé de 53 à 23 milliards d’euros. «L’entreprise a vendu tellement de divisions qu’elle s’est comme coupé les veines, et depuis, elle n’en finit plus de saigner», s’étrangle l’ancien haut cadre, resté conseiller de la direction.

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