
Le géant français du jeu vidéo plonge dans le rouge. Le titre d'Ubisoft s'est écroulé ce jeudi 22 janvier de plus 34% à la Bourse de Paris, la plus forte baisse en séance de son histoire, au lendemain de l'annonce du géant français d'une réorganisation massive et de l'annulation de six jeux vidéo. L'action a perdu 28,38% à 4,75 euros dans les premiers échanges de la Bourse de Paris avant une suspension de son cours. Une fois représailles, ce dernier a poursuivi sa dégringolade jusqu'à atteindre -34,37%.
Il s'agit de la plus forte baisse en séance de l'histoire du titre, le précédent record datant d'octobre 2013 avec un recul de 31,92%. Empêtré dans des difficultés financières depuis plusieurs années, le groupe a indiqué mercredi se doter d'une nouvelle organisation inédite pour être plus compétitif, au prix d'une nouvelle cure d'austérité. Il prévoit désormais une perte opérationnelle d'un milliard d'euros lors de son année fiscale 2025-2026, liée aux annulations de 6 jeux et au rapport de 7 autres, ainsi que l'ajournement de certains partenariats.
Nouveau plan d'économies de 200 millions d'euros
Parmi ces annulations : «Prince of Persia : les Sables du temps», remake de l'un des plus grands succès d'Ubisoft dans les années 2000. Le jeu ne verra jamais le jour malgré plusieurs années de développement et la grande attente des fans. Cinq autres jeux sont également abandonnés, «4 titres non annoncés» et «un jeu mobile», a détaillé le groupe. Sept autres jeux bénéficieront d'un temps de développement supplémentaire.
Le groupe a également annoncé un nouveau plan d'économies de 200 millions d'euros sur les deux prochaines années. Ces derniers mois, il a fermé plusieurs de ses studios, notamment ceux de Stockholm et d'Halifax, et mené des restructurations dans ceux d'Abu Dhabi, Redlynx (Finlande) et Massive (Suède).



















