
Après Laurent Combalbert en 2024 et Dominique Farrugia en 2023, c’est Dorothée Gilbert, figure emblématique du ballet français, qui a été choisie comme invitée d’honneur du prix des Meilleurs employeurs 2025. Un événement annuel, réalisé par la rédaction de Capital en partenariat avec l’institut Statista. Lors de son intervention, elle a expliqué ce qu’être nommée danseuse étoile représente pour elle, notamment en termes de confiance en soi. Pour Dorothée Gilbert, c’est «un vrai moment de reconnaissance, où l’on se sent récompensé pour tout le travail accompli et où l’on perçoit un regard différent des autres». Cette distinction agit comme une validation qui renforce la confiance en soi : «Ça fait du bien, parce qu’on se dit : “les autres reconnaissent que je suis capable d’être danseuse étoile puisqu’ils me donnent ce titre.”»
Mais cette confiance, elle la nourrit avant tout par le travail. La préparation, les répétitions, et les conseils du maître de ballet sont autant d’éléments essentiels pour être «au top le jour J» et «se sentir le plus à l’aise et mis en valeur possible» précise-t-elle. Dorothée Gilbert estime d’ailleurs que la pression la plus forte vient surtout d’elle-même, que «ce sont ses propres attentes qui la poussent le plus».
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Travailler seul mais ensemble, la clé de la réussite
Cette quête de performance individuelle s’inscrit aussi dans un cadre collectif où la confiance envers les autres est nécessaire. Dorothée Gilbert insiste sur l’importance d’une méthode de travail commune «car on construit quelque chose ensemble dès le début des répétitions». Cela permet d’aborder le spectacle en toute sérénité, en sachant «exactement ce que l’autre va faire» ajoute-t-elle. A l’inverse, lorsqu’un partenaire travaille «un peu plus sur l’instinct et a un peu moins de rigueur, c'est beaucoup plus stressant».
Faisant le parallèle avec le monde de l’entreprise, la danseuse étoile rappelle ainsi deux qualités essentielles, notamment «l’idée de corps, pour avancer vers un objectif commun». Comme dans une troupe de ballet, tous les collaborateurs doivent être unis pour réussir ensemble, «peu importe les petites jalousies ou affinités», souligne-t-elle. Enfin, elle insiste sur «l’idée de mentor», avec des leaders qui inspirent et encouragent les plus jeunes à se surpasser et à progresser. Ces figures, selon elle, sont indispensables pour transmettre l’expérience et permettre à chacun de révéler son plein potentiel au sein de l’entreprise.
Retrouvez ici notre article du Meilleur employeur 2024 avec l'interview de Laurent Combalbert.


















