Ça plane à nouveau pour Air France. Après la pandémie et la guerre en Ukraine, qui ont plombé ses comptes et provoqué une vaste restructuration, la compagnie nationale tourne quasiment à plein régime, et a renoué avec les bénéfices (144 millions d’euros en 2022). Sa directrice générale, Anne Rigail, qui aime prendre le pouls, incognito, du service à bord, pourra donc souffler plus sereinement les 90 bougies du transporteur aérien, lors des festivités prévues à l’automne. Même si les dossiers chauds s’accumulent, depuis les projets de nouvelle taxation des billets d’avion jusqu’aux modalités de la transition énergétique à appliquer au secteur.

Quel bilan de l’été dressez-vous pour la compagnie ?

Anne Rigail : La bonne nouvelle, c’est que nos clients ont été nombreux. Nous avons accueilli jusqu’à 137.000 clients par jour sur nos lignes. On l’avait déjà constaté l’an passé, mais 2023 est donc un très bon cru, malgré les incertitudes causées par l’inflation. Nous opérons actuellement à 95% de nos capacités d’avant le Covid, en 2019, et pensons d’ailleurs revenir à la normale en 2024. Dans le même temps, nous avons tiré les leçons de l’été précédent, durant lequel nous avions connu deux difficultés: la gestion des bagages et la fluidité aux frontières. Grâce à la mobilisation d’ADP et aux effectifs déployés par la police, tout s’est globalement bien passé.

Vos clients réservent-ils à nouveau très en avance ?

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