
L’opération s’apparente à une acqui-hire (mélange d’embauche et d’acquisition). D’après un communiqué publié mercredi 24 décembre, le géant américain des puces électroniques Nvidia a conclu un accord de licence avec Groq, spécialisé dans les processeurs dédiés à l’intelligence artificielle (IA) générative. Ainsi, il va débaucher, par la même occasion, son équipe dirigeante. Vont donc rejoindre Nvidia le directeur général et cofondateur de Groq, Jonathan Ross, ainsi que le président, Sunny Madra, «et d’autres membres de l’équipe».
Quelques minutes avant l’annonce, la chaîne CNBC citait un investisseur affirmant que Groq allait être rachetée pour la somme de 20 milliards de dollars, avant que cette information ne soit finalement démentie. Contactés par l’AFP, les deux groupes se sont refusés à commenter au-delà du communiqué. «Nvidia ne va pas acquérir Groq», a affirmé à l’AFP une source proche du dossier, contredisant alors le patron de la société de capital-investissement Disruptive, Alex Davis, cité par CNBC.
Meta avait eu recours à un procédé comparable en juin
Cette acqui-hire, un concept ancien remis au goût du jour dans le secteur technologique au cours des dernières années, consiste pour une entreprise à débaucher les principaux cadres d’une autre. L’opération peut, dans certains cas, être assortie d’une prise de participation, mais minoritaire. Elle permet aussi à l’acquéreur de renforcer ses compétences, mais en évitant les contraintes réglementaires et financières liées à une acquisition plus classique.
Au mois de juin dernier, Meta avait eu recours à un procédé comparable avec Scale AI, spécialiste de la structuration des données pour l’IA, en attirant son dirigeant Alexandr Wang sans prendre le contrôle total de la société, rapporte La Tribune. Cette stratégie est de nouveau au centre des opérations avec l’accélération de la course à l’IA. En effet, les compétences humaines sont devenues aussi stratégiques que les technologies elles-mêmes.


















