Article sponsorisé par Corsica Sole

La transition énergétique s’accélère. Quel rôle joue aujourd’hui un producteur indépendant comme Corsica Sole ?

La publication de la PPE 3 apporte de la visibilité. Pour les acteurs privés, ce cadre sécurise les volumes, donne une trajectoire et permet d’engager des investissements lourds sur le long terme. Les producteurs indépendants ont donc un rôle clé pour accélérer cette dynamique. En réaffirmant son choix en faveur du nucléaire, une énergie décarbonée mais capitalistique et longue à déployer, la France réduit mécaniquement l’espace accordé aux renouvelables. Pourtant, le solaire est aujourd’hui l’énergie la plus accessible et la plus compétitive au monde, déployable rapidement sur l’ensemble des territoires. Dans le même temps, la demande électrique repart à la hausse. L’essor de l’intelligence artificielle et les mégaprojets de data centers en attente de raccordement chez RTE créent une demande électrique immédiate. Cette demande n’attendra pas la prochaine génération d’EPR, elle se jouera dans les cinq ans. Les énergies renouvelables sont les seules à pouvoir répondre dans ces délais.

Pourquoi le stockage est-il devenu un levier de rentabilité ?

Chez Corsica Sole, nous exploitons des centrales solaires adossées à du stockage d'énergie depuis plus de dix ans avec une expertise reconnue dans toutes les îles françaises et notamment en Corse où se trouve notre siège historique. Le stockage change l’équation économique du solaire. Le stockage transforme l’excèdent de production solaire méridien en une ressource flexible et pilotable capable de s’ajuster en temps réel aux besoins de consommation. Aujourd’hui le besoin de consommation est plutôt domestique (soir et matin) mais avec la décarbonation de l’industrie et les datacenters il sera industriel et continu. Grâce à l’industrialisation massive des batteries, les coûts ont fortement baissé et continuent de décroître. L’électricité renouvelable par essence intermittente devient disponible à la demande à des coûts compétitifs. Plus d’un tiers de nos 190 collaborateurs sont des ingénieurs spécialisés dans ces technologies de stockage. En France continentale, nous visons à terme environ 10% de part de marché dans le stockage installé.

Comment les territoires insulaires ont-ils accéléré votre croissance ?

Corsica Sole a une forte pénétration dans les zones non interconnectées au réseau électrique national La Corse, La Réunion, la Guyane et les Antilles opèrent sur des réseaux aux caractéristiques très différentes du continent. Trois nouvelles unités de stockage sont actuellement en construction en Martinique. Notre force réside dans cette capacité d’adaptation technologique aux réalités locales, qu’il s’agisse de climat, d’isolement ou de fragilité des réseaux. Lorsque la part des renouvelables a dépassé 15 à 20% du mix local, l’intégration de batteries est devenue indispensable pour stabiliser le réseau. Cette avance nous permet aujourd’hui de nous déployer en Europe. L’international représente environ 30% du chiffre d’affaires et progresse régulièrement. Nous sommes présents dans six pays et visons la conquête d’un nouveau marché par an.

Quels sont vos objectifs financiers et industriels à cinq ou dix ans ?

Nous disposons actuellement de plus de deux gigawatts de stockage et un gigawatt en solaire en cours de développement (en phase d'obtention de permis). Au vu des délais de réalisation, notre objectif est d'exploiter dès 2030 l'équivalent de 1,5 gigawatt en solaire et 1,5 gigawatt en stockage. Notre diversification géographique permet de lisser le risque réglementaire et de ne pas dépendre des arbitrages politiques d’un seul pays.

En 2026, nous mettrons en service environ 150 mégawatts supplémentaires. Cette trajectoire implique un rythme d’investissement soutenu, financé par dette de projet et fonds propres.

La souveraineté énergétique européenne passera par des capacités renouvelables pilotables. Le solaire seul est compétitif. Le solaire associé au stockage devient un véritable modèle industriel, capable de conjuguer rentabilité, stabilité du réseau et indépendance énergétique.

La rédaction n'a pas participé à la réalisation de cet article