Lasse de son travail dans la communication digitale au sein d’une compagnie d’assurances, Nathalie Hamon, 46 ans, a décidé l’an dernier de rejoindre un réseau immobilier nouvelle génération, à Croissy-sur-Seine (Yvelines). Aucune compétence particulière n’est requise pour devenir mandataire immobilier et intégrer l’un des quelque 100 réseaux existants, la plupart comptant moins de 1 000 agents. Nathalie Hamon, elle, a été parrainée pour entrer chez Safti, deuxième réseau en nombre de vendeurs. «Il faut avoir un certain état d’esprit, raconte-t-elle, de bonnes aptitudes relationnelles, de l’empathie et une capacité d’écoute active.»

La moitié de son travail consiste à établir une juste estimation du bien à vendre. Seuls équipements nécessaires pour se lancer : un ordinateur, un téléphone, une bonne connexion Internet et un moyen de ­transport. «L’investissement financier est faible», confirme Jérôme Baillet, ­mandataire chez iad, leader du secteur. Juridiquement, les mandataires sont des travailleurs indépendants. «Il n’y a aucun lien de subordination avec le réseau, ­précise Philippe Buyens, directeur général de Capifrance. Chacun s’organise comme il le souhaite.»

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