
Des chromes étincelants, un capot qui n’en finit pas… Voilà ce qui fait vibrer les amoureux des belles voitures anciennes, achetées parfois à plus de 150 000 euros. Mais les investisseurs, eux, veulent aussi réaliser une bonne affaire. A leurs yeux, les perspectives de plus-values comptent autant que le moelleux de la sellerie. Si c’est votre cas, voici ce qu’il vous faut connaître de ce marché très particulier.
Où rechercher des véhicules anciens ?
Ce n’est pas chez le concessionnaire classique que vous dénicherez la perle rare. Prospectez plutôt les garages spécialisés, sachant que leur compétence se limite parfois à une marque (Citroën, Ford, Renault…) ou à une période de fabrication précise, par exemple les années 1960. Mais attention, leurs prix sont souvent supérieurs de 10 à 15% à ceux du marché. Fouinez aussi sur les sites d’annonces, comme Erclassics.fr, Classic-a.fr, Classicnumber.com ou Lesanciennes.com. Enfin, n’oubliez pas les ventes aux enchères publiques, souvent attrayantes au niveau des prix. L’inconvénient est que vous ne pouvez pas essayer la voiture, même quelques minutes : on la fait juste démarrer devant vous, signe que le moteur tourne.
Dans quel modèle de voiture ancienne investir ?
A moins d’avoir une grosse fortune en banque, oubliez les modèles dits "classics", qui font rêver les collectionneurs du monde entier, telles que la Ferrari 250 GTO, la Maserati Gransport ou la Mercedes 300 SL «papillon», dont les plus belles pièces valent plusieurs millions d’euros. Ecartez aussi les véhicules très anciens, perçus comme des objets de musée.
Évitez les véhicules qui datent d'avant-guerre, ils sont perçus comme des objets de musées.
Concentrez-vous plutôt sur les voitures lancées entre l’après-guerre et les années 1990. On en trouve encore à moins de 20 000 euros, dans un état correct, avec l’avantage de pouvoir rouler, un atout majeur pour les vrais collectionneurs. Les voitures de la période 1970-1980 sont particulièrement recherchées : elles rappellent aux acquéreurs leurs souvenirs d’enfance.
Quelle plus-value espérer avec une voiture ancienne ?
Le principal critère de gain à la revente est la rareté du véhicule, qu’il s’agisse de la Bugatti Royale, construite en six exemplaires seulement (et qui vaut près de 40 millions d’euros aujourd’hui !) ou de certaines Citroën DS, intouchables à moins de 45 000 euros. Privilégiez donc les petites séries, en particulier les premiers numéros, mieux cotés. L’état général des voitures compte aussi. D’où la nécessité de les entretenir, tant au niveau de l’apparence que de la mécanique, sachant qu’un marché de la pièce détachée des véhicules anciens a été créé il y a quelques années. Cela dit, préférez les voitures conservées dans leur état d’origine, sans changement d’embrayage, de système de freinage et surtout de moteur, ce qui suppose évidemment un kilométrage assez faible.
Cinq voitures dont la cote ne cesse de progresser auprès des collectionneurs
Quelle fiscalité sur des voitures anciennes ?
Toute voiture de collection, autrement dit, selon l’administration, de plus de 30 ans d’âge, bénéficie d’une fiscalisation attractive. Lors de la revente, vous serez soumis, au choix, à une taxe forfaitaire de 6,5 % sur le montant total de la transaction, ou à l’imposition sur la plus-value du régime général (soit 19 % de taxe plus 18,6 % de prélèvements sociaux), mais, c’est la bonne surprise, avec une exonération totale de cette taxe à partir de 22 ans de détention du véhicule.



















