
Jeudi 14 mai 2026, le FBI a annoncé avoir mis en place une récompense de 200 000 dollars, soit 170 000 euros, pour l’arrestation de Monica Elfriede Witt, selon La Croix. Ancienne militaire américaine et agente spéciale, cette femme est actuellement recherchée depuis sa disparition en 2013. Une année durant laquelle elle a abandonné l’armée. Elle est accusée d’espionnage au profit de Téhéran et soupçonnée d’avoir communiqué des informations classifiées.
Mais depuis plus de sept ans, l’ancienne militaire est introuvable pour les Américains. C’est d’ailleurs l’une des personnes les plus recherchées par le FBI et elle fait l’objet d’un mandat d’arrêt. Les documents classifiés qu’elle est accusée d’avoir transmis à Téhéran pourraient avoir mis en danger la vie d’autres espions américains. Dans le contexte actuel de guerre au Moyen-Orient contre l’Iran, sa recherche est donc d’autant plus importante.
Une ancienne militaire devenue ennemie des États-Unis
Monica Witt est née le 8 avril 1979 à El Paso, au Texas. À 18 ans, elle s’engage dans l’armée américaine, et est affectée à la base d’Offutt, dans le Nebraska. Elle devient rapidement spécialiste du farsi, langue persane stratégique dans le contexte de l’époque au Moyen-Orient. Dès 2002, Monica Witt y est déployée, en Arabie saoudite entre autres. Elle est ensuite affectée au bureau des enquêtes spéciales de l’US Air Force.
Elle est alors en charge d’identifier les menaces terroristes et criminelles contre les intérêts américains. Lors de séjours au Qatar et en Irak, elle accède à des informations classifiées sur l’identité d’agents et des opérations sensibles. En 2008, elle quitte l’armée avec distinctions, dont l’Air Medal, une médaille qui récompense les actes d’héroïsme. Mais par la suite, son parcours reste un mystère pour les autorités américaines. Après sa démobilisation, selon ses proches, ses opinions politiques auraient vivement changé, elle devient alors très critique de la politique étrangère des États-Unis. En 2012, un voyage à Téhéran est déterminant pour elle, puisqu’elle se convertit à l’islam. Quand elle revient aux États-Unis, son entourage la décrit comme une jeune femme transformée. En 2013, elle repart en Iran, et n’en reviendra pas. Selon les autorités américaines, l’ancienne militaire s’y trouverait toujours.



















