Pendant le débat sur la réforme des retraites, un mot est rarement employé : capitalisation. La réforme doit sauver le régime par répartition, mais parmi les solutions proposées par l’exécutif, rien sur la possibilité d’introduire une dose de capitalisation. La question est taboue. Pourtant, vous ne le savez peut-être pas, mais certains régimes fonctionnent uniquement par capitalisation. C’est le cas pour les fonctionnaires avec le régime additionnel de la fonction publique (Rafp), mis en place en 2005 suite à la réforme des retraites de 2003.

“Ce changement a plutôt été accueilli positivement par les fonctionnaires et leurs organisations syndicales, même si certaines avaient quelques réserves de principe par rapport à la capitalisation, raconte Laurent Galzy, directeur actuel de l'établissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp), qui gère le régime. Au début, le mot capitalisation était moins assumé qu’aujourd’hui.” Voici les particularités de ce régime présentées en 5 questions.

Qui est concerné ?

4,5 millions de fonctionnaires des trois versants de la fonction publique (d’État, hospitalière et territoriale) cotisent au Rafp, un régime obligatoire. Cette cotisation se fait uniquement sur les rémunérations accessoires, c’est-à-dire les primes et les indemnités. Avant la mise en place du Rafp, les fonctionnaires ne cotisaient pas sur cette partie de leur rémunération.

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