Première brique pour certains, largement insuffisante pour d’autres, la proposition de loi pour une société du Bien vieillir, présentée par les députés Renaissance, continue son parcours législatif. Adoptée en commission des Affaires sociales mercredi 5 avril, elle est débattue dans l’hémicycle à partir de ce mardi 11 avril. Pendant les débats en commission, le texte a fait l’objet de plusieurs aménagements concernant notamment le rôle du médecin coordinateur en établissement ou encore sur la question de la prévention. Les modifications ne devraient pas s’arrêter là puisque le ministre des Solidarités, Jean-Christophe Combe, a déjà annoncé qu’il souhaiterait enrichir ce texte, notamment pour créer un service public territorial de l’autonomie ou pour renforcer des mesures de transparence dans les Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Avant ces futures modifications, la loi compte aujourd’hui 14 articles. Elle prévoit notamment la création d’une conférence nationale de l’autonomie, sur le même principe que celle déjà existante pour le handicap, pour assurer le pilotage national de la politique de prévention de la perte d’autonomie. Ces stratégies devant ensuite être déclinées localement. Le débat en commission s’est notamment porté sur la question de la prévention. Il a été décidé dans les Ehpad, de désigner comme référent prévention de l’établissement un salarié compétent ou une personne exerçant à titre bénévole. Ce référent pourra bénéficier “d’une formation en matière de santé publique, dont les conditions seront déterminées par décret”, précise le texte.

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