Si les médecins, les pharmaciens, les avocats, les notaires ou les experts-comptables relèvent d’une caisse complémentaire spécifique à leur corps de métier, beaucoup d’autres libéraux sont affiliés à une caisse commune chapeautée par la CNAVPL : la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse des professions libérales (Cipav). Nombre de professions non réglementées n’en font plus partie depuis le début de l’année 2018 (ils ont rejoint le régime de la Sécurité sociale des salariés), mais la Cipav rassemble encore une vingtaine de métiers, comme les architectes, les experts auto, les guides conférenciers ou les psychologues.

Concernant les conditions de liquidation de cette retraite, étudiées ici dans le détail, elles sont alignées sur celles du régime de base : votre pension de la Cipav ne vous sera versée sans aucune décote que si vous avez atteint l’âge du taux plein automatique (établi à 67 ans désormais), ou à partir de l’âge légal de 62 ans si vous pouvez justifier de tous vos trimestres d’assurance vieillesse. A défaut, un coefficient de minoration sera appliqué.

Points

En acceptant de cotiser dans la classe supérieure à la vôtre, vous en aurez davantage. Le montant de vos cotisations à la Cipav est fixé en fonction d’un barème officiel qui comporte huit classes de cotisation forfaitaires distinctes, allant de A à H. A chacune de ces classes correspond une tranche de revenus annuels, à laquelle est affecté un certain nombre de points de retraite complémentaire. Vous devez normalement cotiser dans la classe correspondant au montant de vos revenus nets de l’année N – 2, donc ceux de 2020 pour l’année 2022 (ces cotisations sont régularisées par votre caisse de retraite sitôt vos revenus de l’année N – 1 connus).

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