En Grèce, il y a un spot absolument incontournable, connu dans le monde entier : le coucher de soleil de Santorin. Cette île des Cyclades est l’une des destinations privilégiées, le voile orangé de son soleil couchant faisant le bonheur de tous les touristes qui y passent, avec ce paysage de carte postale maintes fois immortalisé. Mais cela, c’est pour la scène. Dans les coulisses, les maisons blanches de Santorin ressemblent plutôt à une longue file d’attente, a observé France 2.

En effet, elles font face à un afflux massif de touristes, venus pour être face à la mer pour la meilleure photographie. Deux personnes interrogées expliquent être venues deux heures en avance pour être sûres d’avoir une place. Et en effet, l'enthousiasme est absolument mondial : la chaîne de télévision observe des touristes venus d’Argentine ou d’Allemagne. Sur Instagram, des centaines de milliers de publications prennent ce cadre. Difficile alors pour les touristes de pouvoir trouver une quelconque quiétude. À moins d’y mettre le prix.

Une tranquillité à plusieurs centaines d’euros

Sur l’île, l’hôtelière-restauratrice du plus ancien établissement ne propose que douze tables. Pas plus. La tranquillité a un prix : il faut réserver deux semaines à l’avance. Le restaurant coûte entre 40 et 50 euros par personne (sans le vin), quand le logement est lui à 450 euros par nuit. Un couple venu de Singapour n’a pas hésité à mettre la main au portefeuille pour s’offrir une vue tranquille. Et ils en profitent : le trépied est équipé afin de pouvoir réaliser les meilleures photos ou vidéos possibles.

D’autres s’offrent même le luxe d’un shooting photo professionnel dans un cadre paradisiaque. Pour les seize ans de sa fille, une Américaine n’a pas hésité à débourser 800 euros pour la robe, les accessoires, le tout immortalisé par un photographe professionnel. Pour un package all inclusive, les tarifs peuvent monter jusqu’à 15 000 euros. Là aussi, il faut réserver plusieurs mois à l’avance. Santorin, victime de son succès et de sa dizaine de milliers de touristes quotidiens, gère tant bien que mal un afflux massif. Jusqu’à saturation ?