À quelques jours du versement de votre salaire et du remboursement de votre crédit ou de votre loyer, un prélèvement automatique du fisc va peut-être faire mal à votre compte en banque. Comme quelque 9,8 millions de foyers, vous êtes peut-être concerné par ce rattrapage du fisc à la suite de votre déclaration de revenus effectuée au printemps dernier. Comme vous l’a conseillé Capital, il faut penser à alimenter votre compte en banque pour ne pas avoir de mauvaise surprise, d’autant que le rattrapage attendu équivaut en moyenne à 2 127 euros.

Concrètement, il s’agit des Français dont les revenus ont augmenté entre 2022 et 2023 ou de ceux dont les montants et crédits ou réductions d'impôt ont baissé entre ces deux années. Cela peut aussi être dû à une modification de votre situation familiale non signalée. Et la douloureuse va être prélevée le 26 septembre. Normalement, les ménages ont été contactés par mail ou dans leur espace personnel sur le site impots.gouv.fr.

Quatre prélèvements au maximum

Mais le prélèvement du 26 septembre pourrait ne pas être le seul, rappelle le site DémarchesAdministratives.fr. En effet, tout dépend du montant que vous avez à rembourser. S’il est inférieur à 300 euros, alors il n’y en aura qu’un seul ce jeudi 26 septembre. En revanche, s’il est supérieur, il sera étalé sur les quatre derniers mois de l’année à savoir les 25 octobre, 25 novembre et 27 décembre. Pour être certain qu’il ne s’agit pas d’une arnaque, pensez à vérifier l’origine du prélèvement : «Direction générale des finances publiques» et son libellé «Solde impôt revenus 2023» accompagné du numéro de facture.

Si vous n’êtes pas en capacité de rembourser la totalité de la somme, vous pouvez toujours demander un étalement des paiements. Il suffit de se rendre dans son espace personnel, de cliquer sur «Écrire à l’administration», puis sur «J’ai un problème concernant le paiement de mon impôt» et enfin «J’ai des difficultés pour payer». La demande peut aussi être faite dans un centre des impôts. Dans un délai de deux mois, l’administration fiscale examinera votre dossier.