Pour la déclaration de revenus 2026, les sénateurs ont décidé de ne pas laisser totalement figé le barème de l’impôt sur le revenu. Comme le relaie 20 Minutes, si l’ensemble des tranches n’a pas été réindexé, un ajustement a tout de même été adopté sur le seuil d’entrée dans l’impôt, afin de limiter les effets de la hausse des prix sur les ménages les plus modestes. Concrètement, la première tranche du barème est relevée d’environ 1 %, soit un niveau proche de l’inflation observée. Les revenus jusqu’à 11 612 euros par part ne seront pas imposés, contre 11 497 euros dans la dernière loi de finances. Ce petit changement permet d’éviter que certains contribuables basculent mécaniquement dans l’impôt en raison de simples revalorisations salariales.

Ce choix est différent de celui du scénario initial, qui prévoyait un gel complet de toutes les tranches, ce qui aurait alourdi la facture fiscale de nombreux foyers. Portée par les sénateurs LR, de l’Union centriste et du groupe RDPI, la revalorisation limitée à la première tranche a finalement été retenue par le gouvernement. Elle permettra d’éviter l’entrée dans l’impôt sur le revenu d’environ 200 000 foyers fiscaux.

Une mesure ciblée, pas un dégel général

En revanche, les autres seuils restent inchangés. Les propositions de la gauche de l'hémicycle visant à revaloriser la deuxième tranche (taxée à 11 % pour les revenus entre 11 498 et 29 315 euros), ou la troisième tranche à 30 %, n’ont pas été adoptées. Une position différente, donc, de celle de l’Assemblée nationale, qui avait voté pour le dégel intégral de toutes les tranches. Pour défendre ce compromis, ses promoteurs au Sénat estiment que la revalorisation du seuil de la seule première tranche est «une mesure ciblée, responsable et juste. C’est un bon compromis qui couvre 82 % des ménages».