“Cela fait deux ans qu’on attend cette explosion, mais elle n’arrive pas.” Pauline Dujardin, juriste chez Crésus, le reconnaît : la double crise sanitaire et inflationniste n’a pas débouché sur une recrudescence du surendettement. Cette association, spécialisée dans la prévention de l’exclusion financière et bancaire, donne donc raison à la Banque de France. L’institution a comptabilisé 113.081 dépôts de dossiers en 2022 dans ses antennes départementales, en recul de 7% sur 12 mois, et même de 51% par rapport à 2014.

Bien sûr, la baisse du taux de chômage joue un rôle déterminant dans cette embellie. Mais au-delà de ce facteur conjoncturel, de réelles avancées structurelles en amont ont permis d’amorcer la dynamique. Ainsi, la loi Lagarde de 2010 a mis un sacré coup de frein à la prolifération du crédit à la consommation et à sa publicité. Elle a notamment contraint les banques prêteuses à vérifier la solvabilité de l’emprunteur et à consulter le fichier FICP, le fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers.

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