
En pleine discussion budgétaire, la possibilité de circonscrire l’accès à la Prime de Noël aux personnes ayant des enfants uniquement a été au centre des débats. Mais ce dispositif restera finalement accessible à tous les bénéficiaires, selon l’annonce du ministère de l’Action et des Comptes publics à l’AFP relayée par Europe 1. Un retour en arrière qui fait suite à de nombreuses critiques émanant de l’Assemblée nationale.
En 2026, la prime sera donc toujours versée aux bénéficiaires du RSA, mais aussi aux chômeurs en fin de droits, sans demande préalable nécessaire. En tout, environ 2,3 millions de foyers perçoivent cette aide, créée en 1998 pour aider les foyers les plus modestes en fin d’année. Selon le gouvernement, bien que le contexte budgétaire soit particulièrement compliqué, le périmètre de versement de la prime de Noël restera donc identique.
Un débat budgétaire vite refermé
L’objectif de l’exécutif, avec l’idée de restreindre ce périmètre de versement, était pourtant clair : diviser par deux une enveloppe annuelle de 466,6 millions d’euros, en ne versant la prime qu’aux foyers avec des enfants. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, s’était prononcé très en faveur de cette éventualité, même s’il reconnaissait que cette option pouvait être perçue comme «un peu agressive». Il s’était également exprimé en indiquant que selon lui, la France devait remettre en question son maintien de politiques de «générosité maximale». De son côté, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a expliqué que la «politique du chèque» n’était selon elle, «plus tenable» pour le pays.
Après de vives critiques, l’exécutif a donc toutefois décidé de faire marche arrière, et a affirmé qu’en 2025 et en 2026, la prime de Noël ne serait pas diminuée, et son périmètre ne serait pas restreint. Pour une personne seule, la prime de Noël s’élève à 152 euros, et à 228 euros pour un couple sans enfant. Pour un couple avec deux enfants, elle s’élève à 320 euros, et à 335 pour une personne seule avec trois enfants.


















