
Un même ministre, deux avis différents. Après avoir évoqué l’idée de réserver la prime de Noël aux familles avec enfants, Jean-Pierre Farandou a temporisé sur BFMTV, ce samedi 8 novembre : «Je suis en train de réfléchir à comment cette proposition pourrait évoluer [...] S’il y a une recette qui vient compenser les effets de cette proposition, je n’aurais pas de grandes difficultés à envisager sa suspension».
En effet, cette semaine, la question de modifier une prime datant de 1998 a été posée. Aussi appelée prime exceptionnelle de fin d’année, elle est versée habituellement à l’ensemble des bénéficiaires du RSA et aux chômeurs en fin de droits. Ainsi, son montant est fixe pour les bénéficiaires de l’ASS et de l’AER, pour qui il s’élève à 152,45 euros mais est majoré pour ceux qui touchent le RSA, selon la composition du ménage.
2,2 millions de personnes concernées en 2024
Comme bien d’autres économies envisagées, le projet de loi de finances 2026 prévoit alors une réduction du budget dédié à cette prime de fin d’année. Sans recette compensatoire trouvée, cette aide qui concernait encore l’année dernière plus de deux millions de personnes pourrait ainsi réduire la voilure.
Mardi dernier, sur France Inter, Jean-Pierre Farandou avait estimé que «l’État français a été très généreux» et qu’il n'était «pas sûr que notre pays ait les moyens de poursuivre ces politiques de générosité maximale. Il faut donc accepter un recentrage». Des propos qui avaient alors fait réagir, notamment les syndicats, en témoigne la réponse de Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. Elle avait jugé ce projet « honteux » et « mesquin ».


















