C’est une rumeur qui prenait dernièrement de l’ampleur et à laquelle la Caisse d’allocations familiales (CAF) a décidé de mettre un terme. «Non, la CAF ne va pas verser une nouvelle aide de 1 042 euros à des milliers de Français», a-t-elle fait savoir sur son site tout en dénonçant un «piège à clic». Comme le rapporte le site Actu, depuis quelque temps, de nombreux posts sur les réseaux sociaux laissaient entendre qu’à compter du 7 avril prochain, une nouvelle prestation sociale d’un montant de plus de 1 000 euros allait être versée à des milliers de bénéficiaires.

«Vus des centaines de milliers de fois depuis le début du mois de mars, ces posts suscitent d’innombrables réactions de colère et d’incompréhension», a indiqué la CAF dans son démenti, tout en précisant qu’«aucun texte législatif ou réglementaire ne prévoit un nouveau versement correspondant à cette somme». Il faut dire que cette fake news avait parfois conduit à des messages virulents de la part d’internautes qui se demandaient d’«où sort» ce «fric». «Je croyais qu’il n’y avait plus d’argent dans les caisses de l’État», fulminait un autre dans son post.

Une confusion faite avec une autre aide

Si de nombreux Français devaient certainement attendre avec impatience les critères pour obtenir cette nouvelle aide, ces derniers risquent donc d’être déçus. En effet, ce soi-disant nouveau versement correspond en réalité à une autre aide de la CAF, à savoir l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Revalorisée chaque année au 1er avril, celle-ci est estimée à 1 042,62 euros au 1er avril 2026, c’est-à-dire le montant avancé par cette fake news.

Le dispositif, mis en place depuis 1975, bénéficie aujourd’hui à plus d’un million de Français et permet de garantir aux personnes handicapées un revenu minimum. Quant à son versement revalorisé, lui, devrait intervenir au début du mois de mai. À noter également que son montant exact, comme celui d’autres aides de la CAF à l’instar de la prime d’activité ou du RSA, doit être fixé par décret avant le 1er avril prochain en vertu du code de la sécurité sociale.