Un “profond désespoir”. C’est ainsi que l’avocate Emma Leoty décrit le sentiment qu’ont plusieurs dizaines d’anciens salariés de La Poste - quasiment tous d’anciens facteurs -, dans l’attente que le groupe leur verse leurs indemnités chômage tous les mois. Certains d’entre eux préparent actuellement une action collective en justice, dans le but de réclamer des dommages et intérêts pour le préjudice subi, mais aussi dans le but d’inciter La Poste à abandonner son système “d’auto-assurance” et donc à s’affilier au régime d’assurance chômage de droit commun, géré par Pôle emploi. Mais le groupe devrait en partie résoudre le problème, en transférant à l’opérateur public pour l’emploi la gestion administrative des dossiers d’allocations chômage de ses anciens salariés.

Mais pour bien comprendre cette affaire, rappelons d’abord comment fonctionne le système d’auto-assurance de La Poste. Le groupe étant considéré comme un employeur public, il dispose de son propre système d’assurance chômage et c’est donc lui qui assure le paiement des indemnités à ses anciens salariés se retrouvant sans activité. “Les règles et le parcours pour être indemnisé sont les mêmes que chez Pôle emploi”, tient à signaler un représentant de La Poste, interrogé par Capital. Un service des ressources humaines, basé à Nancy et composé d’une cinquantaine de personnes, est spécifiquement dédié à la gestion de ce régime.

La suite est réservée aux abonnés
Offre spéciale -30% avec le code HIVER26
  • Accès à tous nos articles pour comprendre l’économie
  • Des conseils pratiques et solutions concrètes pour gérer vos finances
  • Lecture immersive, publicité limitée
  • Sans engagement