
C’est ce qu’on appelle négocier avec une main de fer. À New York (États-Unis), les salariés du secteur hôtelier menaçaient d’une grève massive à l’approche de la Coupe du monde 2026. Un accord a été négocié entre les syndicats et les hôteliers, prévoyant une augmentation d’environ 50 % des salaires horaires sur huit ans, rapporte BFMTV. Cela signifie qu’une femme de chambre syndiquée, qui gagne environ 39,87 dollars de l’heure aujourd’hui, en gagnerait plus de 61 en 2034. Pour un travail à temps plein, 40 heures par semaine, 52 semaines par an, cela représente environ 127 000 dollars brut annuel.
Une hausse des salaires qui devrait toucher de nombreux métiers du secteur, et qui aura donc une incidence sur le prix des chambres d’hôtel. Une nuit standard à New York coûte déjà très cher, 334 dollars en moyenne. Cela ne devrait pas empêcher les plus de 10 millions de visiteurs à fort pouvoir d’achat annuel, mais plutôt les voyageurs moins aisés. Les établissements d’entrée et de milieu de gamme vont également devoir augmenter leurs prix pour être capables de verser ces salaires. Cela pourrait faire fuir certains visiteurs moins fortunés.
L’approche de la Coupe du monde pas si réjouissante
On pourrait se dire que la ville accueillant la Coupe du monde de football cet été, cela ne devrait pas empêcher les visiteurs de venir. Mais, comme ce fut le cas avec les JO de Paris 2024, il n’y a pas eu autant de réservation que prévu. Les hôtels ne sont pas encore pleins, et cette hausse des salaires, et donc du prix des chambres, pourrait dégoûter certains fans de foot. Il faut ajouter à cela la hausse du prix des billets d’avion, à cause des tensions sur le pétrole au détroit d’Ormuz. Les professionnels new-yorkais du secteur espèrent que les réservations vont repartir à la hausse après les premières étapes de sélection. En attendant, ils doivent se résigner à baisser leurs prix.











