
C’est la condition indispensable pour obtenir le permis de conduire : le Code de la route. Epreuve théorique, redoutée des candidats, l’«épreuve théorique générale» (ETG) a pour fonction de s’assurer que le candidat au permis de conduire possède une connaissance suffisante des règles de la circulation routière. Toutes les personnes passant le permis B, le permis C ou le permis D sont concernées. Jusqu’à présent, les personnes sourdes et malentendantes devaient faire appel à un interprète physique afin de passer ce fameux examen, rappelle Caradisiac. Problème, la procédure était coûteuse et loin d’être sans faille.
Dès cet été, les choses changent puisque l’examen du Code de la route sera disponible en langue des signes. Un nouveau format accompagné, incorporant des diapositives enrichies d’une vidéo en Langue des Signes Française (LSF) va voir le jour. Les quarante questions et les réponses possibles seront ainsi traduites. Une nouveauté de taille, très attendue par les quelque 4 000 candidats sourds et malentendants qui se présentent à l’examen chaque année.
Le Code de la route moins cher pour les sourds et malentendants
Mais attention, pour passer le code, il faut avoir obtenu un certificat d’aptitude validé par un médecin et la préfecture au préalable. Cette réforme permettra «la garantie de l'égalité des chances pour tous les candidats», a mis en avant la déléguée interministérielle à la sécurité routière, Florence Guillaume, lors d'une conférence de presse à l'Institut national de jeunes sourds (INJS) de Paris.
Interrogée par nos confrères, la membre du pôle chargé de la gestion des examens du permis de conduire, Céline Jallet, se félicite également d’une «réduction du coût du permis pour les candidats». Pour Florence Guillaume, il s’agit également d’un «puissant levier d’insertion pour la mobilité des personnes en situation de handicap». A noter que cette nouveauté vient de se voir décerner le prix de la meilleure initiative en sécurité routière par la Commission internationale des examens de conduite automobile.
«Le permis de conduire est un levier d'insertion sociale, professionnelle, de mobilité, particulièrement crucial pour les jeunes sourds, souvent confrontés à des difficultés d'accès au logement, à la formation, à l'emploi», a tenu à souligner le directeur de l'INJS, Paul Flad. A noter que les candidats ne pourront passer ce type d’examen que dans les Bureaux d’éducation routière (BER).



















