Les trajets effectués en covoiturage ont représenté 540 milliards de kilomètres à travers le monde en 2020. Et ils devraient atteindre 1.850 milliards de kilomètres en 2030 et 4.250 milliards en 2040. Si le covoiturage a été largement popularisé chez nous par BlaBlaCar, le système est surtout utilisé pour des trajets de longue distance, à petit prix : départ en week-end ou en vacances. Un usage intéressant, mais limité. Si les économistes attendent une telle croissance, c’est parce qu’ils misent sur l’explosion du "court-voiturage", autrement dit la prise en charge des trajets quotidiens entre le domicile et le travail. Un développement rendu possible par l’utilisation de puissants outils d’intelligence artificielle, capables de mettre en relations utilisateurs et automobilistes.

A l’avant-poste de ce marché, il y a une start-up française, Karos, fondée en 2014 par Tristan Croiset (ingénieur en informatique) et Olivier Binet (diplômé de HEC). "L’idée de Karos est née d’un constat, explique Olivier Binet : l’organisation des transports publics franciliens contraint souvent les péri urbains à entrer dans Paris, changer à Châtelet pour repartir en banlieue. Et ceux qui prennent leur voiture sont en moyenne 1,2 par véhicule en Ile-de-France."

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