
On les reconnaît avec leurs pneus surdimensionnés : conçus pour rouler sur du sable, de la neige ou de la boue, les «fatbikes» sont des vélos très imposants. Leur cadre est d’ailleurs conçu spécifiquement pour accueillir de telles roues. Sauf qu’aujourd’hui, ils sont parfois détournés de leur usage et se retrouvent au milieu des autres cyclistes en ville, par exemple. «Je trouve cela relativement dangereux, dans la mesure où souvent, quand ils nous dépassent, ils n’ont pas forcément conscience de ce qu’il se passe autour», témoigne une cycliste lilloise interrogée par France 2.
Un autre pensait que les vélos électriques étaient bridés à 25 km/h, «mais là apparemment, certains vont beaucoup plus vite», reconnaît-il. En effet, de plus en plus de ces «fatbikes» roulent au-dessus des limites autorisées et il n’est pas compliqué de trouver sur les réseaux sociaux des vidéos qui montrent comment les débrider. Certains peuvent aller jusqu’à 50 km/h. Sur certains sites internet, il est également facile de trouver des annonces avec des vélos débridés pour environ 800 euros, contre 3 000 euros pour un modèle réglementaire.
De plus en plus d’accidents aux Pays-Bas
Pourtant, la pratique est dangereuse et peut être passible d’une amende de 1 500 euros. Et elle est aussi dangereuse, comme l’explique un mécanicien à France 2 : «Si on les débride, la responsabilité sur le vélo est engagée (…) C’est comme une moto qui va à 200 km/h, il n’y a pas du tout les mêmes éléments dessus», met-il en garde. Seulement, à ce jour, il n’existe aucune réglementation.
Aux Pays-Bas, le phénomène inquiète comme l’évoquait Capital début octobre puisque les accidents liés à son usage augmentent, mais aussi parce que de nombreux modèles viennent de Chine et ne sont pas forcément réglementaires. Dans le pays, le gouvernement envisage plusieurs solutions, comme le port obligatoire du casque ou l’interdiction de leur utilisation pour les enfants de moins de 14 ans. Bientôt pareil en France ?



















