
Il fait froid, il neige, l’hiver est là. Mais si les flocons de neige font le bonheur des petits et des grands rêveurs, ce n’est pas le cas des voitures. Déjà parce que la route est glissante et donc plus dangereuse, mais aussi à cause de l’impact du froid sur les batteries. Les voitures électriques sont donc les plus touchées par ce froid allant localement jusqu’à -15°C la nuit. Cela s’explique par le fait que les batteries, que ce soit celles des voitures ou même celles des téléphones, sont composées de lithium, un métal qui supporte mal le froid. Plus il fait froid, plus la batterie doit fournir d’énergie pour fonctionner. Elle se décharge donc plus vite.
Selon TF1 info, une voiture électrique perd en moyenne 20% à 30% de son autonomie en hiver. Pour la voiture électrique la plus vendue en France, la Renault 5 E-Tech, dont l’autonomie est d’environ 400 km, le froid fait perdre entre 80 et 120 km. Pour la Tesla Model Y, dont l’autonomie est de 600 km, elle perd entre 120 et 180 km à cause du froid. Et pour la Citroën ë-C3, la perte est de 60 à 80 km d’autonomie. Cela ne prend pas non plus en compte l’utilisation plus importante du chauffage et d’autres appareils en hiver qui peut réduire l’autonomie de 40%.
Les bornes de recharge également affectées
Pour compenser cette perte, il faut donc recharger plus souvent sa voiture. Quand la prise est dans votre garage, le froid n’a pas un impact significatif. En revanche, les bornes de recharge sur la route sont aussi sensibles au froid. Bien que ces équipements soient conçus pour résister à des températures inférieures à -30°C, le froid diminue leurs performances. Les bornes de recharge sont donc plus lentes. Certains constructeurs ont déjà commencé à travailler sur le problème, en ajoutant à ces bornes un système pour que la batterie se réchauffe et charge à sa pleine capacité.


















