Des trajets plus longs que d’habitude ? Ou alors plusieurs alternatives avant de prendre la route ? Certains automobilistes l’ont peut-être remarqué, mais depuis quelques semaines, ceux qui utilisent des applications d’aide à la conduite telles que Google Maps ou Waze n’ont plus forcément les trajets les plus courts proposés en premier. Il ne s’agit pas d’un bug, nous apprend Le Journal du Geek. En effet, les deux applications privilégient désormais les trajets ayant le plus faible impact environnemental au lieu des plus courts.

En réalité, les deux entités se plient à un décret pris par le gouvernement qui oblige les plateformes numériques d’assistance aux déplacements à mettre en valeur les itinéraires les moins polluants. Ce décret n° 2022-1199 datant du 31 août 2022 précise que «les services numériques qui visent à faciliter les déplacements multimodaux (doivent mettre) en avant les propositions d’itinéraires dont l’impact est le plus faible en termes d’émissions de gaz à effet de serre».

Moins de pollution et un trafic désengorgé ?

En clair, des trajets visant à réduire les émissions de CO2, d’autant que désormais, l’empreinte carbone de chaque trajet doit être affichée de manière visible, précisent nos confrères. Les applications peuvent ensuite proposer plusieurs trajets, libre à l’automobiliste de choisir. Autre élément de taille prévu dans le décret : si un trajet intègre une portion où la vitesse maximale autorisée est supérieure ou égale à 110 km/h, les applications doivent proposer une alternative avec une vitesse réduite de 20 km/h.

Si le but est de proposer des trajets plus écologiques, ils sont de fait plus longs, mais le gouvernement souhaite également désengorger certaines zones. Selon Le Journal du Geek, la région Ile-de-France aurait par exemple demandé à Google Maps de proposer des itinéraires alternatifs afin de décongestionner certaines portions de routes. Si Waze et Google Maps ont enfin mis en œuvre ce décret datant de 2022, c’est aussi sous la pression de différents acteurs.

Interrogé par Ouest-France en amont des JO en janvier 2024, le directeur général d’Ile-de-France Mobilités mettait la pression aux plateformes, en rappelant justement que l’application «Ile-de-France Mobilités» avait été développée pour fluidifier le trafic et éviter les embouteillages. «S’ils ne le font pas, il faudra que l’État prenne les décisions nécessaires. On leur demandera de fermer leur application. C’est un enjeu de sécurité publique.» Désormais, ce sont les automobilistes qui fulminent.

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