Vers une flambée des prix de l’essence ? Ce sujet anime l’espace médiatique depuis quelques jours. Avec le début de la guerre au Moyen-Orient, le cours du pétrole a fortement augmenté. Le prix du baril est passé de 60 dollars (au début de l’année) à 85 dollars. De quoi inquiéter les automobilistes qui craignent de le ressentir à la pompe, ou l'observent déjà. Si Bercy annonce une hausse de 7 centimes pour le sans plomb 95 depuis le 27 février, des conducteurs observent plutôt une augmentation de plusieurs dizaines de centimes.

Pour faire la lumière sur la question, RTL a interviewé Philippe Chalmin, économiste et professeur à l'université Paris-Dauphine. Et son intervention n’a rien de rassurant. Selon lui, nous ne sommes qu’au commencement de la hausse du prix de l’essence. Et pour cause : «on ne voit pas de fin à ce conflit vers l'Iran», observe-t-il.

Un pronostic catastrophique pour les automobilistes

Philippe Chalmin rappelle que l’indicateur «reste quand même le prix du baril». Il précise qu’un euro d’augmentation du prix du baril équivaut, pour l'automobiliste, à un centime d’euro de plus à la pompe. Concrètement, «depuis le début de l’année, de manière très logique, les prix ont et vont augmenter d’au moins 25 centimes».

L’économiste prévoit que «si on atteignait les 100 dollars le baril, nous serions très probablement assez proches des 2 euros le litre pour du SP95». Pour autant, le gouvernement ne compte pas ajuster les taxes sur le carburant, qui pèsent lourd dans la facture que doit payer l’automobiliste. Vendredi 6 mars au matin, la ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon, a fait savoir qu’il était «inconcevable» de baisser la TVA et la TICPE. Selon elle, cela aurait pour conséquence de faire un trou de près de 20 milliards d'euros dans le budget de l'État.

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