En ce début d’après-midi automnal, c’est l’heure de la pause au club La Montgolfière, rue Yves-Toudic dans le Xe arrondissement parisien. Dans le vaste espace central qu’éclaire, 18 mètres plus haut, la verrière zénithale, une bonne trentaine d’adhérents, seuls ou en petits groupes, sirotent des verres ou pianotent sur leur Mac, calés dans des canapés bleus. Le lieu auquel sa structure métallique apporte un cachet unique fut autrefois un atelier de toile de montgolfière (d’où son nom) avant d’être occupé plus récemment par la société de production de Luc Besson. Sur l’un des côtés de la salle, on prépare le vernissage de l’exposition du photographe Yoann «Melo» Guerini qui se déroulera dans la soirée. Cela n’empêche pas certains irréductibles, un et deux étages plus haut, de s’adonner, en toute quiétude, à leur activité favorite. Yoga, danse, gym douce, boxe, vélo… il y a le choix.

Fondé en 2017 par un ancien financier de la City, Basile Lombard-Latune, et un coach sportif, Ruben Bertrand, ce club de l’Est parisien fait partie de cette nouvelle vague de salles premium qu’on voit émerger depuis une poignée d’années. On en compte environ une quinzaine, essentiellement dans la capitale, positionnées de 1 900 à 2 500 euros l’abonnement annuel. L’Usine, les salles de Ken Group (Blanche, Klay, Ken Club), Annette K., Molitor… et d’autres plus récentes captent une clientèle plutôt aisée.

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