Fini les équipements au design clinique, souvent peu flatteur pour nos intérieurs. Certains constructeurs misent maintenant sur des lignes plus douces et esthétiques. C'est le cas d'Eufy avec sa S350 qui ressemble à un petit robot. L'appareil se fond donc sans problème dans une bibliothèque ou sur un bureau, en se faisant presque passer pour un simple bibelot geek.

Pourtant, sous cette carapace d'ange, le concepteur a intégré un double capteur optique rotatif et une intelligence artificielle dopée à la reconnaissance de mouvements. Nos tests ont montré que cette petite caméra est très performante, malgré quelques maladresses logicielles et acoustiques.

Notre avis sur la Eufy S350 après son test

Sur le plan strictement matériel et visuel, la prestation de l'Eufy S350 est de haut vol. Nos tests ont confirmé une excellente qualité d'image. L'objectif grand-angle 4K offre de nombreux détails et un bon contraste de jour, malgré de légères distorsions en périphérie. Le second objectif, un zoom optique 3x plafonnant à une définition 2K, permet d'identifier facilement un visage à bonne distance. De nuit, la bascule en mode infrarouge conserve une netteté remarquable. Il faut toutefois noter que cette petite sentinelle exige d'être branchée en permanence sur secteur. Cela requiert de penser stratégiquement son positionnement dans la pièce.

Le système de détection est également redoutable. Il est capable de différencier avec précision un être humain d'un animal domestique. Cette acuité visuelle est complétée par une ouïe fine réagissant aux bruits anormaux. Il y a alors une rotation immédiate de l'objectif vers la source sonore. La motorisation assure un suivi fluide du sujet. L'aspect dissuasif est, en revanche, en retrait. Selon nos relevés acoustiques, la sirène intégrée peine à franchir le seuil des 69 décibels. C'est un volume suffisant pour surprendre une présence dans un salon clos, mais bien incapable de réveiller un voisinage ou de faire fuir des individus déterminés.

Enfin, l'expérience applicative est en demi-teinte. L'interface mobile est d'une grande richesse, avec une multitude de paramétrages allant des zones d'exclusion aux rondes de surveillance automatiques. Cependant, cette abondance la transforme en véritable labyrinthe numérique. La navigation manque cruellement d'ergonomie et certaines documentations d'aide ne sont même pas traduites de l'anglais. De plus, certaines fonctionnalités avancées d'intelligence artificielle requièrent l'achat d'un concentrateur vendu séparément. Malgré ces quelques défauts, ce cerbère miniaturisé remplit néanmoins sa mission d'observation avec brio. Il ne faut donc pas se fier aux apparences.

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