
On connaissait depuis plus de deux ans déjà l’arnaque au «vishing». Technique d'hameçonnage vocal, utilisée en général dans les arnaques au faux conseiller bancaire, elle vise à soutirer des informations sensibles. Depuis quelques mois, de plus en plus d’aigrefins l’utilisent jusqu’à soutirer plusieurs milliers d’euros à des Français qui ont confiance en leur interlocuteur. Mais une nouvelle forme de «vishing» vient de voir le jour, relate L’Indépendant : il s’agit du «vishing IA». Evidemment, l’essor de l’intelligence artificielle n’est pas étranger à cette nouvelle forme d’arnaque qui inquiéterait désormais jusqu’à Interpol, l’organisation internationale de police criminelle.
Car en Espagne, les escrocs utilisent l’intelligence artificielle pour créer de fausses vidéos imitant la voix de votre supérieur hiérarchique et ainsi duper très facilement certains salariés. Comment font-ils ? Ils utilisent tout simplement des extraits audios récupérés sur des sites internet ou lors d’appels, afin de reproduire la voix, l’intonation et la manière de parler du supérieur en question. A aucun moment, le salarié ne se doute qu’il est en train d’être victime de «vishing». Toutefois, des éléments peuvent vous mettre la puce à l’oreille, même si vous croyez avoir affaire à une personne connue.
Quelle conduite tenir en cas de «vishing» ?
Dans ce genre de cas, l’interlocuteur prétend qu’une action urgente doit être réalisée, mettant l’employé sous pression et le poussant à agir vite, rappellent nos confrères. Conforté dans l’idée qu’il parle à quelqu’un de confiance, il réalise le plus souvent l’opération bancaire demandée. Selon France Num, les préjudices peuvent parfois atteindre plusieurs milliers d’euros surtout dans les dossiers de fraudes bancaires. Dans ce genre de cas, nul besoin de paniquer. Il est conseillé de ne jamais communiquer de données personnelles ou bancaires, qui plus est à un supérieur hiérarchique qui est censé les avoir en sa possession.
En outre, si l’on vous sollicite par téléphone, prenez un certain recul, et si vous avez un doute, rappelez votre supérieur après coup ou allez le voir directement pour être certain de sa demande. Selon le site Vie publique, les atteintes numériques ont bondi de près de 75% en sept ans et ont touché de près ou de loin quasiment tous les Français. Une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) citée par L’Indépendant montre que près de quatre Français sur dix ont déclaré avoir déjà été victimes d’une escroquerie en ligne.
Parmi les principales victimes, on retrouve les jeunes, les diplômés, les personnes seules et celles aux revenus modestes. Quels sont les principaux types d’escroquerie ? La réception d’e-mails ou appels frauduleux en premier lieu. Cette arnaque touche près de deux tiers des internautes et «21% ont été lésées par ce biais», note le Crédoc. Enfin, 32% ont été exposés à des escroqueries en ligne à l’achat d’un produit et 15% en ont été victimes.


















