
Arnaques au faux RIB, appels de faux conseillers bancaires, prélèvement SEPA détournés… Les fraudes liées aux virements bancaires se multiplient. Selon la Banque de France, environ 280 000 comptes sont touchés chaque année par des prélèvements frauduleux, pour un préjudice moyen estimé à 450 euros par dossier. Jusqu’ici, les banques fonctionnaient de manière isolée, ce qui permettait à un compte signalé dans un établissement de continuer à recevoir des fonds via un autre réseau bancaire. Bonne nouvelle, ce fonctionnement va évoluer.
Une loi adoptée en novembre 2025 prévoit en effet la création du Fichier national des comptes à risque de fraude (FNC-RF), sous la responsabilité de la Banque de France, rappelle le site Les Numériques. Lorsqu’une fraude est détectée par une banque, le compte concerné sera inscrit dans cette base commune accessible à l’ensemble des établissements financiers. Concrètement, avant de valider un virement, les banques pourront désormais vérifier si le compte destinataire figure dans ce registre. En cas de correspondance, une alerte sera automatiquement déclenchée pour prévenir le client et bloquer le transfert d’argent.
Un dispositif élargi aux Urssaf
Attendu dès le mois de mai, ce dispositif sera également ouvert aux Urssaf pour mieux identifier les fraudes aux cotisations sociales. Parallèlement, une autre mesure est déjà en place depuis octobre 2025 : la vérification obligatoire du nom du bénéficiaire. Ce système impose aux banques de s’assurer que le nom indiqué lors d’un virement correspond bien au titulaire du compte.
Malgré ces nouvelles protections, la vigilance des particuliers reste indispensable. Il est recommandé de vérifier systématiquement les coordonnées bancaires auprès du créancier avant tout paiement. Et si vous repérez un prélèvement suspect sur votre compte bancaire, ne tardez pas : vous disposez d’un délai de 13 mois pour le contester.



















