
Dès le début du mois de novembre, les personnes ayant opté pour la formule heures creuses - heures pleines vont voir leurs plages horaires modifiées afin, notamment, de mieux répartir les consommations d’énergie. Mais pour les autres abonnés, notamment ceux ayant souscrit l’offre au tarif réglementé d’EDF avec l’option base, l’énergéticien prépare une expérimentation qui pourrait leur permettre d’alléger leur facture, rapporte MoneyVox. Cela concerne toutes les personnes disposant d’un compteur de petite puissance, à savoir 3 ou 6 kVA.
Dans les mois à venir, EDF va leur proposer de bénéficier de périodes où l’électricité sera moins chère, à savoir ajouter des heures creuses à leur contrat. Comment cela va-t-il fonctionner ? Il devrait y avoir «deux grilles de prix différentes», explique EDF à MoneyVox, prenant en compte des heures de pointe «à certains moments de tension du système», mais «la majeure partie du temps en base». D’un autre côté, lors de périodes plus calmes ou le week-end, des tarifs d’heures creuses pourront être appliqués.
Le client aura le choix d’accepter l’expérimentation
C’est sur ces périodes que les abonnés d’EDF pourraient réaliser des économies. Concrètement, cette expérimentation, qui devrait débuter en janvier 2026 et durer un an, concernera environ 6 000 ménages. Tous seront avertis en amont, peut-on apprendre, et auront le choix d’accepter, ou non, l’offre. Pour que cette opération soit pleinement transparente, EDF précise qu’il indiquera sur les factures des clients concernés une ligne avec le gain lié à ce changement d’heures.
Et chose importante, si un surplus est constaté, le client ne sera pas facturé. «Dans le cas où la facture dans la nouvelle option aurait abouti à un montant supérieur à l'option base actuelle, le client ne sera pas facturé de cet écart dans l'expérimentation», précise l’énergéticien.
Interrogée sur cette expérimentation, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) estime qu’il s’agit d’une bonne chose, notamment pour observer si les abonnés ont un «intérêt à passer en option heures creuses, même s'ils n'ont pas de chauffe-eau ou de chauffage électrique». Et de poursuivre : «L'idée, c'est de regarder comment flexibiliser la consommation des petites puissances, voir s'il y a un gisement ou pas.»

















