La jeune pousse néerlandaise GoVolta vient de lancer ses premiers trains low-cost entre Amsterdam et Berlin et Hambourg, avec des billets à partir de 19 euros et un prix moyen autour de 30 euros, comme le rapportent nos confrères d'Euronews. Mais l'ambition ne s’arrête pas là : la start-up prévoit en effet d'ouvrir une liaison Amsterdam-Paris dès décembre 2026, avec un ticket d'entrée annoncé à 50 euros, selon BFMTV. Une arrivée très attendue sur un axe dominé, pour l'instant, par l'Eurostar.

Pour casser les prix, GoVolta mise sur un modèle atypique : des voitures des années 1980 rachetées à bas coût et modernisées, mais surtout une grande capacité d'accueil : jusqu'à 820 passagers par train, voire plus de 1 000 en période estivale. «Nous sommes une équipe compacte, ce qui fait bien sûr déjà toute la différence», explique Marteen Bastian, cofondateur de l'entreprise. Cette dernière affiche des coûts d'exploitation réduits qui permettent de proposer des tarifs bien inférieurs à ceux du marché.

Une alternative moins chère… mais plus lente

Cette stratégie a toutefois un revers. Les trains de GoVolta roulent à une vitesse maximale de 160 km/h, bien loin des standards de l'Eurostar. Les trajets seront donc plus longs : le voyage entre Amsterdam et Paris pourrait durer jusqu'à deux fois plus longtemps que les liaisons actuelles. La start-up assume ce positionnement, misant sur le «slow travel» et sur des voyageurs prêts à privilégier le prix au temps de parcours. Malgré ces contraintes, GoVolta espère séduire une clientèle plus large et «rendre le voyage en train en Europe aussi simple et abordable que l'avion». Reste à savoir si ce modèle low-cost parviendra à s'imposer sur la ligne Paris-Amsterdam. Pour l'heure, la concurrence y reste limitée.