
Les allergies alimentaires sont le lot de bon nombre de parents en France. Elles ont augmenté de 300 % chez l’enfant en seulement vingt ans. Dès lors, envoyer son enfant à la cantine scolaire peut devenir une véritable peur pour les mères et les pères. Dès le plus jeune âge, les enfants doivent être éduqués sur ce qu’ils peuvent manger, ou non, au réfectoire. Pour autant, les établissements scolaires ont-ils le droit de leur refuser l’accès à la cantine ? Non, répond TF1 Info.
En effet, les écoles n’ont pas le droit de fermer la porte aux enfants souffrant d’allergies alimentaires depuis 1999. Les parents doivent, en revanche, prendre attache avec l’établissement pour signaler tout problème afin de mettre en place un PAI, ou Projet d’accueil individualisé. Le ministère de l’Éducation nationale propose un document qui doit être rempli par l’allergologue, les parents de l’élève concerné, la direction de l’école et le médecin scolaire. Il doit être fait mention, bien évidemment, de l’ensemble des allergies que présente l’enfant, ainsi que le contenu de la trousse de secours qu’emporte avec lui l’élève.
Une obligation d’information
Se pose alors la question du repas de l’enfant. Dans certains cas, les établissements peuvent proposer un plat de substitution. Toutefois, lorsque cela n’est pas possible, le Projet d’accueil individualisé autorise l’élève à apporter son propre repas. Cette solution est privilégiée si les allergies dont il souffre sont trop nombreuses. Les enfants et leurs parents ont la possibilité de savoir si les plats contiennent l’un des quatorze allergènes les plus répandus, tels que les œufs, le lait ou encore le gluten. En effet, la réglementation européenne n°1169/2011 dispose que les établissements ont une obligation d’information à destination des familles dans le cadre de la restauration scolaire.
















