
Top départ ce mercredi 1er octobre pour la vente des billets de train en vue des fêtes de fin d’année. Attendue chaque année, cette journée n’a pas dérogé à la règle puisque les usagers se sont rués sur SNCF Connect dès les premières heures : 900 000 billets vendus à la mi-journée et même 1,6 million au soir de cette première journée, a indiqué la régie ferroviaire à BFMTV. C’est environ trois fois plus qu’une journée normale. A noter, selon une porte-parole de SNCF Connect, qu’un «pic» a été atteint «entre 6h et 6h15 avec 5 000 billets vendus chaque minute».
A titre de comparaison, cela représente environ dix TGV remplis par minute. Et comme d’habitude, les destinations les plus prisées concernaient les grandes villes, à savoir Lyon, Marseille, Bordeaux ou Strasbourg. Toutefois, se lever tôt et prendre son billet le premier jour n’était pas forcément gage de bonnes affaires selon la plateforme concurrente de la SNCF, Kombo. En effet, sur certaines lignes, les prix «au plafond» étaient déjà constatés.
De nombreux billets vendus au «tarif plafond»
Qu’est-ce que le prix «au plafond» ? Il s’agit du tarif maximal auquel la SNCF peut vendre un billet. Et c’est l’Etat qui a fixé ces tarifs à SNCF Voyageurs. Or, selon Kombo, «la majorité des prix sur Inoui et Ouigo sont au plafond». La plateforme s’est notamment penchée sur la ligne Paris-Lyon et a remarqué que le samedi 20 décembre, seize trains Inoui ont été proposés au tarif maximal autorisé (113 euros), deux Ouigo à 99 euros alors que Trenitalia propose des billets dont les tarifs oscillent entre 39 et 89 euros.
La donne est la même sur la ligne Paris-Marseille avec notamment huit TGV Inoui proposés au tarif maximal de 136 euros. Sur les réseaux sociaux, des usagers faisaient part de leur colère. Capture d’écran à l’appui, l’un d’eux affichait des voyages, également pour le samedi 20 décembre, entre Marseille et Caen, proposés entre 340,20 et 450,20 euros. «Il ne faut pas s’étonner qu’on voyage avec la concurrence», fustige-t-il.
De nombreux autres internautes déplorent des prix qui ont «triplé» par rapport aux tarifs classiques, du «racket», ou encore «des tarifs hallucinants» ainsi que des trains déjà pleins à l’ouverture des réservations pour la période de Noël. A la SNCF, plus on réserve à l’avance, plus on a de chance de bénéficier d’un tarif avantageux. Toutefois, les algorithmes de la plateforme de vente ajustent souvent les tarifs à la hausse sur les trains les plus convoités. En tout état de cause, réserver à la dernière minute vous coûtera bien plus cher !



















