Le Dreame V20 Pro-A est actuellement vendu à un tarif de milieu de gamme (399 euros), mais il affiche des spécifications assez complètes : une puissance de 210 Aw, un mode auto, un système d’éclairage du sol pour révéler la poussière (CelesTect) et une filtration soignée air/poussière.

Cet aspirateur balai se distingue surtout par ce que Dreame nomme un « bras robotisé » (technologie RoboArm), une sorte de raclette gérée par IA, qui descend à l’avant de la brosse pour nettoyer au plus près des murs. On l’a déjà vue sur les aspirateurs laveurs de la marque, notamment sur son H15 Pro. Le tube est également singulier puisqu’il est à la fois extensible et pliable, pour passer plus facilement sous les meubles sans se baisser.

Ergonomie : idéal pour les zones difficiles, mais un peu lourd (4/5)

Le V20 Pro-A pèse un peu sur le bras. Il n'est pas du tout le plus lourd du marché, mais quand l’utilisation se prolonge, il peut se faire sentir. Équipé de la brosse rouleau doux (que nous recommandons en priorité pour nettoyer les sols durs), il pèse environ 3,1 kg – et à peu près 150 g de moins avec la brosse multifonction. Le poids est réparti à la fois au niveau de la brosse, du bloc principal (batterie, moteur, collecteur) et le long du tube d’aspiration. En effet, le double système permettant à la fois d’étendre le tube et de le plier l’alourdit un peu.

Le manche est extensible et flexible
Le manche est extensible et flexible © Alexandra Bellamy pour Capital

Mais la possibilité de régler la longueur du tube (selon quatre niveaux) est une caractéristique que nous aimons bien car cela permet de l’adapter à sa taille, mais aussi à la configuration des lieux. Quant au tube pliable à 90°, cela permet d’atteindre le dessous des lits, canapés et autres meubles sans se baisser. Dreame a été astucieux en plaçant l’extension du tube plus bas que la pliure, ce qui permet d’agrandir la partie du tube qui passe sous le mobilier. Par ailleurs, les deux brosses pour les sols sont suffisamment bien articulées pour atteindre les coins sans se décoller du sol.

Les articulations des brosses sont souples, ce qui permet d’atteindre les angles sans difficulté
Les articulations des brosses sont souples, ce qui permet d’atteindre les angles sans difficulté © Alexandra Bellamy pour Capital

En configuration aspirateur à main, le V20 Pro-A pèse un peu plus de 1,5 kg sans accessoire. Le collecteur offre une contenance modérée (0,5 L) et peut donc rapidement se remplir, surtout si on aspire des saletés « bourratives » comme des cheveux et poils d’animaux.

Nous avons trouvé l’écran en couleur pratique et lisible, même si nous avons un peu regretté que l’autonomie s’affiche en pourcentage plutôt qu’en durée.

Un arc court correspond à la puissance minimale ; il est plus long quand on opte pour la puissance maximale
Un arc court correspond à la puissance minimale ; il est plus long quand on opte pour la puissance maximale © Alexandra Bellamy pour Capital

Le mode choisi - puissance minimale, maximale et entre les deux, le mode auto - s’affiche sur l’écran. Sur la partie supérieure, l’arc de cercle change de couleur en mode auto en fonction de la quantité de déchets détectée : vert pour une faible quantité, orange pour une densité moyenne et rouge si elle est importante.

Quant au panneau de commande, il est simplement composé de deux boutons, pour démarrer/arrêter et changer de mode.

Fonctionnalités et équipements : assez complet, mais sans mini turbo-brosse (4/5)

Le V20 Pro-A est livré avec deux brosses pour les sols : une avec un rouleau doux destinée aux sols durs et une multifonction, agrémentée de deux rangées de poils en V, rigides et doux. Deux embouts pour le mobilier sont aussi fournis, à savoir un suceur long extensible avec une brossette et une petite brosse ovale. L’ensemble est complété par un socle de recharge. Trois logements y sont prévus pour accueillir les accessoires inutilisés.

Le socle est assez lourd pour être parfaitement stable
Le socle est assez lourd pour être parfaitement stable © Alexandra Bellamy pour Capital

On ne peut pas dire que Dreame ait été avare en accessoires et pourtant, nous regrettons l’absence d’une mini turbo-brosse, si utile dans un logement, qu’on vive avec des animaux ou pas. Pourtant, il en existe une livrée avec le modèle V20. Nous aurions préféré que l’aspirateur soit fourni avec un tel accessoire et une seule brosse pour les sols plus polyvalente. Car aucune des deux ne l’est vraiment. La brosse rouleau doux fonctionne très bien sur les sols durs, mais n’est pas adaptée aux tapis et moquettes, sur lesquels on peut à peine la déplacer. Quant à la brosse multifonction, elle est efficace sur ces surfaces-là, mais bien moins que l’autre sur carrelages, parquets et lino.

En plein jour, l’éclairage de la tête de brosse est à peine visible
En plein jour, l’éclairage de la tête de brosse est à peine visible © Alexandra Bellamy pour Capital

Ces deux têtes sont dotées d’éclairages, celle avec le rouleau intégrant des Leds promettant de rendre visible la poussière fine. Ces éclairages sont vraiment trop peu puissants et s’ils révèlent effectivement les salissures fines, c’est surtout dans la pénombre et juste devant la brosse. En plein jour sur un parquet en bois par exemple, c’est à peine visible. La tête multifonction éclaire un peu plus fort, mais pas bien plus.

On regrette l’absence de mini turbo-brosse
On regrette l’absence de mini turbo-brosse © Alexandra Bellamy pour Capital

En revanche, la fonction de racloir robotisé (RoboArm) de la brosse pour sols durs est très efficace. Elle se déclenche au moment adéquat et permet vraiment de nettoyer le long des meubles ou des murs face à la brosse, sans laisser d’espace non aspiré. Nous avons aussi été convaincus par le mode auto dont le capteur est réactif ; il se déclenche de façon pertinente et assure un ramassage efficace des déchets.

Efficacité d’aspiration : un mode auto à privilégier (3,5/5)

Dreame annonce une puissance théorique confortable de 210 Aw. Nous avons réalisé nos tests avec les deux brosses pour comparer. La brosse rouleau doux est légèrement plus lourde et elle est pourvue d’un éclairage moins puissant, mais elle renferme le fameux bras robotisé.

Le “bras robotisé” RoboArm

Sur les sols durs, c’est celle qui ramasse le plus efficacement les déchets présents en quantité, quelle que soit leur nature. La puissance minimale serait presque suffisante, mais le mode auto procure les meilleures performances, que l’on collecte des cheveux, de la poussière, de la litière agglomérante fine ou minérale épaisse. Quel que soit le mode choisi, la brosse multisurface s’en sort correctement pour aspirer la plupart des saletés, sauf les plus épaisses (comme la litière) qu’elle peine à collecter, repoussant les grains face à elle (même quand on joue du curseur placé sur la brosse pour relever ou abaisser la partie avant).

Nous avons effectué nos tests avec les deux brosses pour les sols
Nous avons effectué nos tests avec les deux brosses pour les sols © Alexandra Bellamy pour Capital

Avantage aussi à la brosse sols durs pour le nettoyage des plinthes et autres bordures. Le bras robotisé fait son effet et ne laisse pas un grain de sable le long du mur. Idem lorsqu’on longe la bordure par le côté droit de la brosse ; en revanche, il y a un bord d’environ 1,5 cm par le côté gauche. Mais on atteint déjà un niveau d’efficacité très satisfaisant, qui n’est d’ailleurs pas égalé par la brosse multisurface. Nous avons tout de même un reproche à adresser à cette brosse : si on ramasse beaucoup de poils d’animaux et de moutons, elle a tendance à en faire des petits boudins comme tricotés, puis à les recracher.

Sur les tapis et moquettes, nous avons été moins convaincus. La brosse rouleau doux y est totalement inadaptée tant elle accroche. La brosse multisurface est plus à son aise. Elle ramasse bien les poussières fines et le sable. En revanche, elle a toujours autant de mal avec les déchets épais si bien qu’on n’a pas de solution pour les déloger de ces surfaces, sauf repasser plusieurs fois jusqu’à élimination.

Sans brosse, avec le tube seul, la puissance maximale est indispensable, faute de quoi le V20 Pro-A n’aspire quasiment rien. Notons que le mode auto fonctionne avec les petits accessoires, un bon point.

Niveau sonore : pas trop bruyant à faible puissance (4/5)

À la puissance minimale, le V20 Pro-A n’est pas trop bruyant : nous avons mesuré 68 dB (quelle que soit la brosse). Mais quand on augmente la puissance, le niveau sonore grimpe : 75 dB avec la brosse sols durs et 78 dB avec la tête multifonction, dont la rotation sur le carrelage et le parquet est bien audible. De plus, le son plus aigu peut être perçu comme un plus gênant.

Autonomie : moyenne si on ne se contente pas de la puissance minimale (4/5)

Le V20 Pro-A est équipé d’une batterie LiPo. Selon les promesses de Dreame, l’autonomie pourrait atteindre 90 minutes, ce qui permettrait d’aspirer jusqu’à 250 m2 avec une seule charge. Lorsque l’appareil est équipé des brosses pour les sols, nous avons mesuré moins que cela, ce qui est logique puisqu’il s’agit d’accessoires motorisés. Avec la brosse rouleau doux, nous avons pu utiliser le V20 Pro-A pendant 26 minutes en mode auto et seulement une douzaine de minutes à la puissance max. Il faut passer à la plus puissance minimale si on veut grappiller du temps d’utilisation ; on atteint alors presque 60 minutes. Avec la brosse multisurface, l’autonomie est un peu plus importante, ce qui est peut-être lié à l’absence de bras robotisé. À la puissance minimale, on peut atteindre 75 min d’endurance.

La batterie amovible est facilement détachable
La batterie amovible est facilement détachable © Alexandra Bellamy pour Capital

Malgré cela, si vous avez des sols durs à dépoussiérer, quitte à perdre un peu en autonomie, nous vous conseillons la brosse rouleau doux, plus efficace et plus confortable. Pour gagner de l’endurance, on peut envisager d’acheter une seconde batterie (une option à 140 euros environ).

Entretien : inégal selon les éléments (4/5)

Dreame met l’accent sur l’entretien, voulu facile. Tous les éléments sont lavables, ce qui est un véritable atout. C’est le cas du collecteur, du bloc de filtration cyclonique, des brosses et des deux filtres (préfiltre et filtre de sortie d’air). Les deux filtres sont faciles d’accès, même si nous avons un peu peiné à replacer le filtre HEPA, clipsé sans être vissé. Lors de nos tests, ils ne se sont pas chargés en poussière, qui s’arrête au pré-filtre d’ailleurs doté d’un épais joint.

Les deux filtres sont faciles d’accès
Les deux filtres sont faciles d’accès © Alexandra Bellamy pour Capital

Les deux brosses pour les sols sont équipées de systèmes anti-enchevêtrement grâce à des « racleurs motorisés » qui coupent les poils et cheveux au fur et à mesure. Nous n’avons subi aucun emmêlement de cheveux, en revanche, les poils d’animaux forment des bouloches que la brosse douce recrache par moments et qui s’agglutinent sur les contours en tissu type velours.

Le collecteur et le bloc de filtration peuvent aussi être lavés à l’eau courante
Le collecteur et le bloc de filtration peuvent aussi être lavés à l’eau courante © Alexandra Bellamy pour Capital

Nous avons surtout regretté la vidange du collecteur. Il se détache en appuyant sur un bouton placé dessous, mais ne se réenclenche pas toujours bien ; nous l’avons plusieurs fois fait tomber. Après l’avoir détaché, il se vide avec une trappe mais quand on l’ouvre, les déchets ne sont pas toujours expulsés. L’espace entre le bloc de filtration central et la paroi étant étroit, les poils et cheveux s’y bloquent. Il faut alors mettre les mains pour les sortir.

Réparabilité : un bon indice mais des pièces disponibles pas assez longtemps

Le Dreame V20 Pro-A dispose d’un indice de réparabilité de 8,5/10. Mais derrière cette bonne note se cachent des sous-notes qui méritent l’attention. En effet, s’il reçoit la meilleure note à la plupart des critères, il écope d'un 0/10 aux sous-critères liés à la durée de disponibilité des pièces détachées, ce qui signifie qu’elles ne sont pas tenues disponibles suffisamment longtemps pour que l’appareil soit réparable.

Deux alternatives au Dreame V20 Pro-A

Dreame V20

Nous vous conseillons de jeter un œil au Dreame V20, aux caractéristiques presque identiques, à l’exception du tube qui n’est pas pliant (remplacé par un raccord flexible). Il est un peu moins cher et, lui, est livré avec une mini turbo-brosse en plus.

Narwal V40 Station

Le Narwal V40 Station testé récemment coûte un poil plus cher (environ 50 euros) mais il est livré avec plus d’accessoires dont une mini turbo brosse, une seconde batterie et une station qui évacue la poussière.

Conclusion

Ce sont surtout les accessoires du Dreame V20 Pro-A qui nous ont déçus. On aurait préféré qu’une mini turbo-brosse soit livrée plutôt que deux brosses pour les sols. D’autant que celles-ci ne sont pas parfaites, ni l’une ni l’autre. La brosse multisurface peine à collecter les déchets épais. Quant à la brosse rouleau, si elle aspire très bien les bordures (par l’avant et par le côté droit), aidée par la lamelle robotisée, elle est totalement inefficace sur les tapis ou moquettes et surtout, elle transforme parfois les poils d’animaux en bouloches. Néanmoins, nous avons apprécié le mode auto, réactif, qui participe à de bonnes performances de dépoussiérage, tout en préservant l’autonomie. Enfin, en ce qui concerne l’entretien, nous saluons les efforts consentis par Dreame pour soigner la filtration et que tous les éléments soient lavables, mais la vidange du collecteur, qui reste toujours un point sensible des aspirateurs sans sac, mériterait d’être améliorée.

Note de la rédaction : 3,9/5

  • Ergonomie : 4/5
  • Fonctionnalités et équipements : 4/5
  • Efficacité d’aspiration : 3,5/5
  • Niveau sonore : 4/5
  • Autonomie : 4/5
  • Entretien : 4/5

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