
Sommaire
- Navigation : un petit rangement s’impose (3,5/5)
- Aspiration : efficace sauf dans les coins (4/5)
- Lavage des sols : efficace mais pas partout (3/5)
- Ergonomie de l’application : facile à comprendre et à manipuler (4/5)
- Entretien : simple, pratique (5/5)
- Réparabilité : parmi les meilleurs élèves
- Les alternatives au Roborock QV 35A
- Conclusion
Le catalogue de robots aspirateurs de Roborock est extrêmement vaste, si bien que l'on s'y perd facilement. Pour vous aider à y voir plus clair, nous vous avons concocté un comparatif de tous les modèles de la firme. Hormis la gamme Saros, incluant des appareils premium comme le Z70, l'entreprise commercialise aussi des appareils plus abordables financièrement mais non moins pertinents. C’est le cas de ce QV 35A. Aussi appelé QR 598, Roborock le présente comme une « version améliorée » du Qrevo S, un appareil facturé 799 euros à sa sortie et disponible aujourd’hui à 479 euros. Le QV 35A, dévoilé au printemps dernier au prix de 599 euros, se négocie quant à lui déjà à 449 euros.
La valse des tarifs s’opère donc à grande vitesse chez Roborock. Et c’est tant mieux pour ceux ne cherchant pas un robot bardé de technologies, certes très intelligent et très puissant, mais aussi très cher. Le QV 35A affiche des ambitions moins élevées mais compte bien remplir son office comme il se doit avec juste ce qu’il faut pour y parvenir. C’est cette promesse que nous avons souhaité vérifier pendant les deux semaines qu’il a passées à entretenir les sols de notre logis. Et si vous trouvez qu’il ne remplit pas tous vos critères de choix, n’hésitez pas à consulter notre guide des meilleurs aspirateurs robots régulièrement remis à jour.
Navigation : un petit rangement s’impose (3,5/5)
Pour que son robot puisse se déplacer aisément dans la maison, Roborock n’a pas jugé utile de le doter d’une caméra. L’appareil s’appuie donc sur deux autres techniques. Premièrement, on retrouve un traditionnel LiDAR, niché, comme d’habitude, dans une tourelle sur son capot. Ce télémètre laser lui permet de dresser la carte du logement et de naviguer de pièce en pièce sans encombre.
Ensuite, dans le pare-chocs avant se loge un dispositif de lumière structurée. En projetant une lumière (invisible à l’œil nu) droit devant lui, il doit permettre au robot de détecter les obstacles présents sur sa trajectoire afin de les éviter. Dans la réalité, ce n’est pas aussi efficace. Si le QV 35A parvient en effet à se diriger sans heurter les murs, les portes, les pieds de meubles et les gros objets, il semble rester insensible à la présence d’obstacles plus petits. Il a roulé sans vergogne sur le câble USB serpentant au sol, l’emportant avec lui pour le reste du nettoyage sans s’en soucier. Idem avec l’étui d’écouteurs ou encore la chaussette étendue à plat sur la moquette.

En revanche, après l’avoir roulée en boule lors d'un premier passage, il est parvenu à la détecter et à en faire le tour. Autrement dit, les petits objets plats ou sans trop de relief échappent totalement à sa vigilance. Un petit rangement s’impose donc avant de l’envoyer nettoyer une pièce peut-être trop encombrée.
Il s’est en revanche montré plus agile que certains de ses grands frères plus onéreux pour franchir des barres de seuil ou encore le pied de notre fauteuil traîneau, habituellement problématique.
Aspiration : efficace sauf dans les coins (4/5)
Le QV 35A affiche une puissance d’aspiration de 8000 Pa. C’est 1000 Pa de plus que le Qrevo S dont il représente la déclinaison « améliorée ». Si cette indication fait mouche sur la fiche technique, elle se révèle moins spectaculaire dans la réalité. Le QV 35A s’en sort avec les honneurs pour l’aspiration de sols durs. Miettes, poussières, poils d’animaux, cheveux et autres petits débris ne lui résistent guère. Et en un passage s’il vous plaît. Pratique pour faire le ménage, vite fait, bien fait, après le repas. Sa brossette latérale tournant à vitesse variable, se montre aussi efficace le long des murs.
Mais ça s’arrête là. Malheureusement, elle n’est pas montée sur un bras extensible comme c’est souvent le cas à présent, même sur des appareils de milieu de gamme. Résultat, la brossette ne peut atteindre les coins. Dommage, car Roborock a eu la bonne idée de la maintenir active sur tapis et moquette, ce que ne proposent pas les modèles haut de gamme Saros et l’on se demande encore pourquoi.

En revanche, sur tapis et moquettes épaisses, deux ou trois passages restent nécessaires pour parvenir à un résultat correct. Les 8000 Pa du moteur peinent à déloger du premier coup les débris des fibres. Le temps de nettoyage s’allonge donc, mais rien ne vous empêche de programmer le travail du robot en votre absence. D’autant qu’il ne dérangera pas trop les voisins. Le QV 35A reste assez discret avec 51 dB mesurés à 1,5 m de distance en mode Normal. Lorsqu’il met le Turbo, le bruit grimpe à 55 dB pour finir à 59 dB en mode Max et 62 dB en mode Max+, sur moquette par exemple. Cela reste très raisonnable pour un robot de cette trempe.
Lavage des sols : efficace mais pas partout (3/5)
Pour briquer le sol, le QV 35A ne brille pas par son originalité et s’appuie sur une technique éprouvée : deux patins-serpillières, placés sous le châssis, tournent à 200 tours par minute. Cette méthode, déjà largement répandue, a maintes fois prouvé son efficacité.
Il manque toutefois ce petit plus qui fait la différence. Sur le QV 35A, les patins restent fixes, sans extension possible. Inutile donc d’espérer un lavage impeccable le long des murs : il restera toujours une bande non lavée, large de 2 ou 3 centimètres, au pourtour des murs et des meubles. Tant pis.

C’est d’autant plus regrettable que le QV 35A fait preuve d’une belle assiduité lors du lavage. À condition que le sol ne soit pas trop encrassé, un seul passage suffit pour éliminer la plupart des traces. En cas de salissures tenaces, deux ou trois passages sont parfois nécessaires pour venir à bout des taches les plus tenaces. Autant dire qu’il vaut mieux ne pas attendre que le sol soit vraiment sale avant de lancer un nettoyage. Le QV 35A se montre particulièrement efficace pour l’entretien régulier, mais peut peiner lorsque les lavages se font plus espacés, surtout dans les pièces très fréquentées.
Ergonomie de l’application : facile à comprendre et à manipuler (4/5)
Comme pour tous les autres robots de la marque, piloter le QV 35A via l’application reste toujours un plaisir. Ce modèle n’offrant pas de fonctions très élaborées (pas de caméra, de serpillères amovibles, de patin ou de brossette extensibles), l’interface se révèle d’autant plus simple. Les fonctions essentielles sont bien évidemment présentes : création de barrières virtuelles, gestion de plusieurs cartes pour différents étages (jusqu’à quatre), ou encore activation du mode SmartPlan.
Ce dernier permet au robot d’analyser vos habitudes selon les pièces et d’organiser le nettoyage de façon autonome. Hélas, SmartPlan affiche parfois des comportements incohérents, comme cette manie de vouloir remplir le réservoir d’eau du robot (au cas où ?) avant d’aller simplement aspirer une pièce recouverte de moquette.
Entretien : simple, pratique (5/5)
Le QV 35A s’accompagne d’une station d’accueil autonome dans laquelle il vient se délester des débris aspirés, collectés dans un sac à poussière de 2,5 L. C’est également là qu’il remplit son réservoir d’eau pour le lavage, grâce au grand bac d’eau propre de 4 L. La station ne propose pas de réservoir pour le détergent : il faudra donc en ajouter vous-même dans le bac d’eau propre. La vidange de l’eau sale s’effectue dans un bac de 3,5 L prévu à cet effet.
Les capacités de stockage sont suffisantes pour éviter de s’occuper de l’entretien pendant plusieurs semaines : pratique. Malgré tout, la station demeure assez compacte avec ses 48,7 cm de large, 34 cm de profondeur et 51,9 cm de haut. Le robot vient aussi y nettoyer ses serpillières. Ici, pas d’eau chaude comme sur les modèles plus onéreux, ni d’air chaud pour le séchage : tout s’effectue à température ambiante.

Outre la purge du bac d’eau sale et le changement du sac à poussière, l’entretien de la station se résume à passer un coup de chiffon de temps à autre sur la planche de lavage amovible, afin d’éliminer les petits déchets pouvant s’y accumuler. Simple.
Du côté du robot, rien de révolutionnaire là non plus. L’appareil reste facile à entretenir. Il est équipé d’une brosse en caoutchouc anti-enchevêtrement. Même sans dispositif de coupe pour éliminer les cheveux longs et les poils d’animaux entortillés, cette brosse se montre très efficace. Après deux semaines d’utilisation intensive, nous n’avons constaté aucun amas de cheveux, ni autour de la brosse, ni près des axes. Idem pour la brossette latérale. Bien joué.
Réparabilité : parmi les meilleurs élèves
Le QV 35A affiche un indice de réparabilité de 8,5/10. Pas mal. Surtout, dans le détail de la note, on constate qu’il obtient 10/10 tant pour sa facilité de démontage que pour les outils nécessaires à l’opération et les fixations entre les différentes pièces. Le prix des pièces détachées est certes excellent, mais la durée de disponibilité de certaines n’obtient qu’une note de 2/10. Le QV 35A n’en demeure toutefois pas moins un bon élève et bénéficie bien entendu d’une garantie légale de deux ans.
Les alternatives au Roborock QV 35A
Dreame L10s Ultra Gen 2
Plus puissant que le QV 35A avec ses 10 000 Pa, ce modèle de Dreame se dote aussi d’une brossette latérale fixe mais s’offre un patin extensible pour longer efficacement les murs. On apprécie aussi la présence du réservoir à détergent qui dose seul la quantité nécessaire pour le lavage.
Mova S20 Ultra
Le S20 Ultra pousse le bouchon un peu plus loin que le QV 35A. Il offre une puissance d’aspiration un poil supérieure (8300 Pa). Sa station d’accueil s’occupe de laver sa serpillère vibrante à l’eau chauffée à 60°C. En revanche, il ne s’occupe des coins ni pour l’aspiration ni pour le lavage.
Conclusion
Avec le QV 35A, Roborock joue la carte de la simplicité. Bonne idée. Le robot se montre vraiment agréable à vivre, mais sans extravagance technologique. Il est là avant tout pour garder les sols propres en réclamant le moins d’attention possible de la part de son propriétaire. Une stratégie partiellement efficace, puisqu’il demeure nécessaire de faire place nette avant de le laisser s’occuper du nettoyage. Les petits jouets dans la chambre des enfants, les câbles laissés négligemment au sol, les chaussettes ou tout autre objet sur son chemin ne suffiront pas à l’arrêter. Il ignore également le nettoyage des coins, tant pour l’aspiration que pour le lavage. Il n’est pas équipé pour ça. Dommage, mais on ne lui en veut pas vraiment tant il se montre à la hauteur pour tout le reste… et pour son prix.
- Navigation : 3,5/5
- Qualité d’aspiration : 4/5
- Qualité de lavage : 3/5
- Ergonomie de l’application : 4/5
- Entretien : 5/5
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