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Installer une tondeuse robot était autrefois synonyme de longues heures passées à tirer des fils tout autour du jardin, à jongler avec des balises et à espérer que le GPS capte correctement entre deux arbres. Mais l'arrivée de tondeuses totalement sans fil comme la Landroid Vision de Worx a changé la donne. Oubliez les câbles et les réglages compliqués, n'avez quasiment plus rien à faire. Ce robot se contente d’une caméra et d’un peu d’intelligence artificielle pour se repérer, reconnaître les bordures et slalomer autour des obstacles. Voilà pour la théorie, voyons maintenant ce que ça donne en pratique.
- Au passage, si vous souhaitez obtenir une vision plus globale du marché des robots tondeuses, n'hésitez pas à consulter notre guide dédié aux meilleurs modèles.
Design : moderne, presque steam punk (3,5/5)
La Worx Landroid Vision S250 se pare d'une robe très moderne, voire un peu steam punk. Notre unité de test arbore une couleur bi-ton noire et orange rendant l'ensemble assez peu discret. En outre, les commandes sont réduites à l'essentiel, avec quelques boutons et un petit écran judicieusement placés. Un bouton STOP vient s'y greffer afin d'arrêter à tout moment l'activité de l'appareil.

Très bonne nouvelle, l'accès à la batterie est simple, l'accessoire est amovible et peut être utilisé sur d'autres produits de la marque. Top.
Connectivité et interface : une (trop ?) grande simplicité (3,5/5)
Contrairement à la majorité des tondeuses robots, la Worx Landroid Vision n’a besoin ni de GPS ni de balises pour se repérer sur la pelouse. Elle utilise seulement une caméra et une bonne dose d’intelligence artificielle pour voir son environnement et identifier les bordures, massifs et autres obstacles.
Il s’agit certainement du robot le plus simple à installer que nous ayons pu tester. Une fois lancé, il reconnaît en effet automatiquement les bordures de la pelouse et la cartographie en toute autonomie. Cela peut demander plusieurs jours cependant.

Un fonctionnement tout automatique qui a ses limites, car en contrepartie, on ne peut pas délimiter manuellement des zones d’exclusion dans l’application, ni demander au robot de tondre à un endroit bien précis. Il faut se fier à son intelligence et éventuellement adapter son terrain s’il s’avère que le robot n’atteint pas certains recoins, par exemple. Des bandes magnétiques fournies peuvent aussi être plaquées au sol pour délimiter des zones sensibles que le robot risquerait de ne pas bien reconnaître. Mieux vaut toutefois prendre soin de bien délimiter ses massifs par un autre moyen (bordures, pavés, copeaux…), car la longueur de ces bandes est limitée et leur esthétisme laisse à désirer.
Performances de tonte : une belle prestation (3,5/5)
Sur notre pelouse de test, le robot n’a eu aucun mal à tondre jusque sous les branches basses de notre haie de bambous, signe que sa vision par IA fonctionne bien (il n’est pas arrêté par de simples feuilles). Les passages étroits ne lui ont pas non plus posé de problèmes, pas plus que les limites pavées de notre piscine.
Son intelligence a cependant ses limites, car le Landroid Vision n’est pas capable de tondre méthodiquement, par bandes parallèles. Il se déplace aléatoirement sur le terrain, ce qui présente l’avantage de limiter les risques de créer des marques sur la pelouse, mais le rend moins efficace. Comme tous les robots de tonte cependant, mieux vaut le faire fonctionner plusieurs fois par semaine, voire tous les jours si la surface à tondre est proche de sa capacité maximale de 250 m2 (un peu moins en réalité). Il se recharge toutefois très vite, ce qui maximise sa durée de fonctionnement quotidienne. Heureusement car 250 m2, c'est peu. Evitez ce robot si votre pelouse dépasse 200 m2.

Les résultats de tonte sont bons et le disque de coupe déporté vers le bord droit du robot permet de tondre près des bordures. Il faudra terminer au coupe-bordures malgré tout, comme avec pratiquement toutes les tondeuses cependant. Enfin, s’il n’est pas le plus silencieux des robots, il l’est suffisamment pour ne pas déranger et on ne l’entend presque plus au-delà d’une dizaine de mètres s’il n'a pas à tondre de l’herbe haute. Le Landroid Vision de Worx est donc un robot de tonte qui se fait oublier.
Entretien et maintenance : facilement réparable (4/5)
L'entretien du robot n'est pas le plus contraignant. On pensera simplement à le nettoyer de temps en temps, surtout s’il a beaucoup tondu de l’herbe humide, car son carter peut s’encrasser dans ces conditions. Il résiste cependant au jet d’eau, ce qui facilite son entretien. Ses lames sont faciles à changer et sa batterie réutilisable avec les autres outils de jardin Worx compatibles PowerShare.

Son indice de réparabilité de 8,4/10 le classe en outre parmi les produits les plus réparables. Le critère outils nécessaires pour démonter l'appareil est noté 10/10 mais la facilité de démontage des pièces qui cassent le plus souvent, elle, est notée seulement 3,3/10. Dommage. Pour autant, l'essentiel est assuré puisque les deux consommables les plus critiques, les lames et la batterie, sont plutôt faciles à réparer en cas de panne.
Les meilleures alternatives à la Worx Landroid Vision S250 (WR202E)
Worx n'est pas seul sur le marché, loin de là. Voici quelques alternatives intéressantes.
Segway Navimow i105e / i108e, le meilleur rival
Ecovacs Goat G1, le concurrent à petit prix
Conclusion
Worx réussit à fournir un robot à très bon rapport qualité/prix avec ce modèle, qui simplifie radicalement l'expérience de tonte. Terminées les installations longues et fastidieuses, ce modèle s'adapte de lui-même à la plupart des jardins. Si tout n'est pas parfait, puisque quelques ajustements manuels et finitions demeurent nécessaires, et que l'automatisation totale empêche logiquement les fonctionnements "sur-mesure", le Landroid Vision S250 WR202E se montre assez performant dans la plupart des cas d'usage. Ce modèle est une proposition sérieuse à prix raisonnable pour les petits espaces verts de moins de 250 m2.
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