Dans nos jardins, les robots-tondeuses gagnent du terrain à toute vitesse. Selon l’institut GfK, leurs ventes ont bondi de plus de 17% en 2024, portées par la promesse d’un entretien simple, connecté et sans fil. C’est dans ce contexte que Mova, marque issue de Dreame (groupe Xiaomi), a lancé au printemps ses deux premiers modèles.

Le plus abordable, le Mova 600 est pensé pour les surfaces de petite taille et agencées simplement, tandis que le Mova 1000 vise les jardins complexes et plus grands. Si les deux modèles embarquent la technologie LiDAR, le Mova 1000 promet une meilleure autonomie, une navigation plus précise et une adaptabilité renforcée grâce à ses roues tout-terrain.

Pour s’imposer face à des acteurs déjà bien établis comme Segway, Husqvarna ou encore Worx avec son Landroid Vision S250, il mise sur trois atouts majeurs qui sont la précision de navigation, la qualité de coupe et la simplicité de prise en main. Nous l’avons testé pendant une semaine sur un jardin de 900 m² pour vérifier si la promesse est tenue.

Installation : facile à prendre en main grâce au LiDAR (4,5/5)

Entre ses lignes élancées, son châssis texturé façon carbone et ses roues tout-terrain cerclées de liserés rouges, le Mova 1000 a un petit air de Batmobile. Une allure sophistiquée qui ne s’accompagne pourtant pas d’écran, contrairement au Segway Navimow X350.

Ici, Mova va à l’essentiel avec le dôme LiDAR, un bouton d’arrêt d’urgence et un cache en plastique. Sous ce dernier, on trouve un panneau de commandes simplifié avec une molette pour la hauteur de coupe et quatre boutons offrant un accès rapide aux principales fonctions.

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À l’arrière, le design se fait plus sobre avec la seule présence d’une poignée. Un élément essentiel pour parfois manipuler ce robot de 11,7 kg, même si son poids reste dans une moyenne basse. Pour comparaison, le plus huppé Dreame A2, que nous avons testé, avoisine les 16,3 kg.

Globalement, la qualité de fabrication est satisfaisante. Les plastiques semblent robustes et les flancs, sans pour autant paraître invincibles, résistent plutôt bien aux rayures. En revanche, on ne peut pas en dire autant de la station. Elle semble plus fragile et ses vis en plastique pour la fixer au sol ne respirent pas la solidité.

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Contrairement à d’autres modèles nécessitant un fil ou une antenne RTK, le Mova 1000 s’appuie sur son système LiDAR pour cartographier le terrain, ce qui facilite grandement son installation. Une fois la station connectée à une prise, il suffit d’installer le robot en le reliant à l’application Movahome, en passant d’abord par le Bluetooth, puis via le Wi‑Fi.

Dans le cas où votre station est au fond du jardin, loin d’un réseau stable, il est tout à fait possible de réaliser ce premier appareillage via un partage de connexion Wi-Fi depuis votre smartphone.

Si cette installation initiale ne dure qu’à peine 10 minutes, la première phase de cartographie sera plus longue, notamment si votre jardin comporte différentes parties. Comme sur d’autres modèles, le robot se manœuvre facilement grâce à un joystick virtuel. Au total, la cartographie complète (900 m² et les zones interdites), prend tout de même une bonne heure.

Navigation : précise et fiable mais multi‑cartes contraignant (4,5/5)

On l'a dit, le Mova 1000 s’appuie sur une technologie LiDAR 3D UltraView™ pour établir sa cartographie. Ainsi, sa vision à 360° lui permet de se déplacer et de se positionner intelligemment sur des surfaces allant jusqu’à 1 000 m². Sur le papier, le robot gère jusqu’à 150 zones distinctes réparties sur deux cartes différentes. Une caractéristique intéressante pour les maisons avec un jardin à l’avant et un autre à l’arrière, sans continuité entre les deux.

Malheureusement, cette promesse n’a pas été totalement tenue : la cartographie d’une nouvelle zone impose que la station de charge soit à proximité. Il faut donc la déplacer pour enregistrer la zone 2, puis la remettre à sa place initiale. Résultat : même une fois la carte créée, le robot ne pourra pas se rendre de manière autonome dans cette seconde zone ni en revenir. Et ce, même si un chemin virtuel est créé dans l’application et que le robot peut rouler dessus.

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Deux solutions existent alors, le transporter, ce qui nécessite d’être présent pour la tonte de cette seconde zone ou investir dans une seconde station de charge. Un supplément non négligeable au tarif incompréhensible de 270 €.

En matière d’évitement d’obstacles, le Mova 1000 donne entière satisfaction. En plus des zones interdites, à définir manuellement comme pour la cartographie, le robot est capable de détecter en temps réel, jusqu’à 30 mètres, tout obstacle fixe ou mobile : un chat (même si celui-ci prend la fuite bien avant), une grosse branche ou encore une raquette oubliée dans l’herbe.

Au-delà de cette détection intelligente, les roues crantées contournent efficacement les obstacles. La motricité reste excellente, même sur un amas de feuilles ou lors d’un débordement vers une zone de gravier.

Application : des réglages précis, freinés par quelques bugs (3,5/5)

Véritable tableau de bord, l’application MOVAhome centralise tous les réglages et le suivi des activités du robot. Elle permet de lancer ou d’arrêter la tonte à distance, de cibler une zone précise ou de se limiter aux seuls bords. Chaque zone peut disposer de son propre calendrier avec des jours et horaires dédiés. Des ajustements saisonniers permettent également de réduire automatiquement la fréquence des passages en fin d’automne et en hiver, lorsque la pousse ralentit.

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Contrairement à certains concurrents équipés de technologies GPS‑RTK, le tracé à venir n’est pas visible. Cependant, l’interface affiche en temps réel la position du robot, la surface déjà entretenue, celle qui reste à couvrir et le temps estimé avant la fin.

L’application dispose de nombreux autres réglages, comme l’activation d’une tonte croisée pour un résultat plus homogène, la définition de la hauteur minimale de détection des obstacles entre 5 et 20 cm ou encore l’ajustement de la distance de sécurité autour des objets entre 10 et 20 cm. Dommage que des crashs ponctuels et des traductions parfois hasardeuses viennent toutefois ternir cette expérience.

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Performances de tonte : méthodique et efficace sur terrain complexe, mais pas jusqu’aux coins (4/5)

Grâce à son plateau de 20 cm équipé de trois lames rotatives, le Mova 1000 délivre des performances de tonte soignées. Chaque zone est travaillée selon un parcours méthodique en U, avant que la machine ne termine par les bordures. Cette manière de tondre en bandes parallèles assure une couverture globalement complète. Et si une fine bande d’herbe venait à être oubliée, le robot n’hésite pas à y retourner lors d’un passage ultérieur avant d’entamer une nouvelle zone.

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Lorsqu’il dispose d’assez d’espace, le Mova 1000 chevauche sans mal les bordures pour les entretenir presque à ras. En revanche, si celles-ci longent un mur, une clôture ou un massif, il laisse une frange d’herbe non tondue d’environ 4 à 7 cm. Même constat sur les angles droits, où sa trajectoire légèrement arrondie laisse régulièrement un peu de végétation non coupée.

Contrairement à certains modèles plus haut de gamme, il ne broie pas l’herbe pour fertiliser le terrain. La coupe reste néanmoins précise et fine, avec une hauteur réglable entre 20 et 60 mm par paliers de 5 mm. Cet ajustement doit se faire manuellement via une molette : un peu contraignant, car cela empêche d’adapter à distance la coupe à la densité de chaque zone, mais cela reste courant sur cette fourchette de prix.

Autonomie et charge : des sessions courtes, mais des recharges rapides (3,5/5)

Bien qu’il soit conçu pour entretenir jusqu’à 1 000 m² de jardin, le Mova 1000 n’effectue pas cette tâche en une seule fois. Sa batterie lithium de 2,5 Ah assure environ 60 à 70 minutes de tonte continue, soit une couverture d’environ 90 à 100 m² par session.

Lorsque sa batterie flirte avec les 15 %, le robot retourne automatiquement à sa base pour se recharger. Une opération assez rapide qui dure de 40 à 45 minutes. Durant notre semaine de test, il n’a d’ailleurs jamais rencontré de problème pour retrouver son chemin, même lorsqu’il était à l’autre bout du jardin. Une fois qu’il a totalement repris des forces, il repart précisément à l’endroit où il s’était arrêté, sans approximation.

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En démarrant son travail à 9 h, il a pu couvrir sans interruption une surface de 900 m² en une journée, terminant sa tâche vers 20 h. Soit, après environ 11 heures cumulées de tonte et de recharge. Il est aussi possible d’augmenter sa vitesse de tonte depuis l’application. Ce mode rapide peut couvrir environ 150 m² par session, mais les finitions sont alors un peu moins précises. Une option utile pour intervenir sur une zone déjà dégagée ou pour un entretien ponctuel.

Entretien et maintenance : facile à nettoyer, pensé pour être réparé (4,5/5)

Le Mova 1000 obtient un excellent indice de réparabilité de 9/10, preuve d’une conception pensée pour être entretenue, mais aussi réparée facilement. La sous-note maximale de 10/10 est attribuée au critère "outils nécessaires", tandis que la facilité de démontage des pièces de la liste 2, soit les plus fragiles, atteint 8,9/10.

Concrètement, les lames se remplacent facilement sans outil et la batterie peut être changée en retirant simplement quelques vis. En plus de ces composants, la marque propose également des roues de rechange sur son site. Notons toutefois que les délais de livraison des pièces détachées restent assez longs, avec une note de 5/10.

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Grâce à sa certification IPX6, le robot peut continuer son activité même sous une petite averse, tandis que ses parties accessibles comme le disque, les lames et les roues peuvent être rincées au jet d’eau. En outre, grâce à un détecteur de pluie, il est capable de retourner à sa base pour se protéger en cas de précipitations plus soutenues.

Les meilleures alternatives au robot-tondeuse Mova 1000

Autour de la barre symbolique des 1 000 €, plusieurs modèles viennent concurrencer le Mova 1000 pour séduire les propriétaires de jardins en quête d’autonomie et de simplicité. Voici deux alternatives solides qui se distinguent dans cette gamme de prix.

Segway Navimow i105e / i108e, le rival le plus sérieux

Les modèles Segway Navimow i105e et i108e figurent parmi les concurrents les plus crédibles du Mova 1000. Leur point fort réside dans leur navigation RTK d’une précision centimétrique remarquable, qui permet une gestion multi-zones totalement autonome. Grâce à une application riche en réglages, ces robots offrent un contrôle étendu, même si cette abondance pourrait toutefois déstabiliser les utilisateurs novices.

Worx Landroid Vision S250 (WR202E), encore plus rapide à installer

Le Worx Landroid Vision S250 mise lui aussi sur la facilité d’installation grâce à sa navigation assistée par caméra, garantissant une mise en route quasi instantanée. Sa coupe est précise et l’application qui l’accompagne s’avère claire et intuitive, soit parfaitement adaptée aux débutants. Cependant, sa surface de tonte limitée à 250 m² le destine plutôt aux petits jardins.

Conclusion

Capable d’entretenir jusqu’à 1 000 m² avec régularité, y compris sur des terrains complexes ou parsemés d’obstacles, le Mova 1000 est un robot‑tondeuse abouti. Sa navigation LiDAR assure un positionnement précis et une couverture homogène, tandis que son installation rapide et sa capacité à se repérer facilement en font un compagnon autonome et efficace au quotidien.

On lui reprochera surtout une gestion perfectible des bords et des angles, une application parfois instable et une autonomie qui peut fléchir si l’on ne découpe pas correctement la surface en zones. Reste qu’avec ses performances, sa polyvalence et son adaptabilité, le Mova 1000 marque une entrée convaincante de la marque sur le marché des robots‑tondeuses.

Note du produit : 4,1 /5

  • Installation : 4,5/5
  • Navigation : 4,5/5
  • Application : 3,5/5
  • Performance de tonte : 4/5
  • Autonomie et charge: 3,5/5
  • Entretien et maintenance : 4,5/5

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