Le camping a le vent en poupe. Et les Français sont d’ailleurs nombreux à opter chaque année pour ce type de séjour à l’occasion de leurs congés d’été. Selon plusieurs études, ils sont ainsi près de sept sur dix à être partis camper ces cinq dernières années, rapporte France 3.

Considéré avant tout comme un idéal de vacances à la fois populaire et accessible pour tous les portefeuilles, le camping a néanmoins su se réadapter au fil du temps en montant en gamme. Ancien directeur d’un groupe scolaire, Jean-Yves Bellet a ainsi su prendre le train en marche dès 2019 en reprenant un camping près d’Amboise, à Nazelles-Négron. Pariant sur un séjour plus haut de gamme que ce qui était jusqu’alors proposé, ce passionné de nature a décidé d’ouvrir un camping qui propose aux vacanciers un accès direct à la nature avec une dizaine de logements «insolites». «On a aussi fait classer le camping en refuge de la Ligue de protection des oiseaux, et on organise des séances de cinéma en plein air, souvent des documentaires animaliers ou des films de voyages, d'aventure», explique le gérant. Un pari qui s’est avéré gagnant avec plus de 8 000 nuitées annuelles contre 3 000 par le passé.

Le «glamping», des hébergements insolites au grand succès

Alors que les campings ont enregistré un total de 133 millions de nuitées en France en 2023 (+ 3,9 %), ce mode de séjour tend à de plus en plus séduire une clientèle étrangère, en particulier les Néerlandais et les Britanniques. Et c’est sans nul doute sa montée en gamme qui a pesé dans la balance, en particulier les logements insolites. Ces hébergements qui prennent parfois le nom de «glamping» (contraction de «glamour» et «camping») et qui allient à la fois le confort et l’esthétisme des hôtels, ont su ravir l’intérêt des vacanciers qui ambitionnent de se reconnecter à la nature lors de leur séjour.

«Aujourd’hui, les modes de vacances ont évolué et se croisent. Les clients veulent donner du sens à leurs vacances […] C’est plus vertueux pour un citadin de partir à la campagne que de prendre l’avion pour se retrouver à l’étranger dans un hôtel où il n’y a que des Allemands», fait savoir Laurent Cherrier, le président du syndicat de l’hôtellerie de plein air (HPA) du Centre-Val-de-Loire. Cabane perchée dans les arbres ou bungalow au bord des étangs, chacun est sûr de pouvoir trouver l’expérience qui saura le dépayser. À noter toutefois que ces séjours insolites ont un coût. Si la plupart des campings restent accessibles au grand public, pour pouvoir vous offrir un moment de repos dans certains de ces hébergements haut de gamme, il vous faudra parfois débourser des sommes pouvant aller de 120 euros la nuitée, jusqu’à 500 euros pour d’autres.