Champagne ! En ce début juin à la réception du camping Robinson, à Marseillan dans l’Hérault, Patrice Pichery a le sourire. Son domaine, idéalement situé face à la mer avec accès direct à la plage, va passer de trois à quatre-étoiles. « On a tout juste reçu la confirmation, raconte ce patron qui porte la bannière Camping Paradis. C’est la récompense de tous nos efforts. »

Rien que pour cette saison, ce gérant a investi plus de 300.000 euros dans l’achat de nouveaux mobile homes et chalets chics, 270.000 euros pour un espace aquatique enfants, mais aussi 100.000 euros pour un espace fitness et un club enfants, sans compter le boulodrome et les espaces verts… Imprudent ? Pas vraiment. L’an dernier, le camping, qui a réalisé 1,5 million de chiffre d'affaires, a dégagé 10% de résultat net ! De quoi rassurer les banquiers.

C’est la loi du genre dans l’univers florissant des campings. Pour attirer des clients toujours plus exigeants, les professionnels ne cessent d’investir en équipements de qualité et de monter en gamme. Avec à la clé plus de profits espérés. Selon les données du cabinet d’expertise comptable BDO, très spécialisé dans le secteur, là où un camping un ou deux étoiles sur le littoral – zone plus profitable que la campagne – dégagera en moyenne un Ebitda déjà très correct de 32%, un quatre ou cinq étoiles grimpera à 44%. « La taille influe aussi, souligne Olivier Gautron, associé du cabinet. Les investisseurs lorgnent d’ailleurs encore davantage les grands terrains de plus de 300 emplacements. »

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