On en sait plus sur le crash d’un avion de chasse F-35 de l’US Air Force en janvier dernier. Le pilote avait réussi à s’extraire de l’appareil qui volait au-dessus de la base aérienne d’Eielson, en Alaska. Les images du crash avaient fait fortement parler sur les réseaux sociaux. L’avion, d’une valeur estimée à moins de 200 millions d’euros, avait plongé à la verticale et explosé dans une boule de feu, rapporte Le Parisien.

Ainsi, l’enquête révèle que le pilote était en connexion permanente à la radio pendant «50 minutes» avec les ingénieurs de Lockheed Martin, le constructeur américain de l'appareil. Il a ensuite tenté deux atterrissages «touch and go», où l’avion atterrit brièvement, pour essayer de redresser le train avant coincé. En vain. Les capteurs du F-35 sont passés en «mode de fonctionnement au sol automatisé» et l’avion est alors «devenu incontrôlable». Le pilote s’est donc éjecté avant de laisser tomber l’avion au sol. Fort heureusement, il n’a souffert que de blessures mineures.

Une température de -18° Celsius au moment de l’incident

Selon les conclusions de l’enquête de l’armée de l’air publiées en début de semaine et relayées par CNN, l’accident est la conséquence de la présence de glace dans les conduites hydrauliques du train d’atterrissage avant et principal du F-35. Ils ont ainsi été empêchés de se déployer correctement. Au moment de l’incident, la température était de -1° Fahrenheit, soit -18° Celsius.

«Je peux vous assurer que l’armée de l’air américaine mènera une enquête approfondie sur cet incident afin de minimiser les risques que de tels incidents ne se reproduisent», avait déclaré le colonel Paul Townsend, commandant de la 354e escadre de chasse, affirmant que les «employés sont (leur) ressource la plus importante». «Nous nous engageons à assurer leur sécurité», avait-il ajouté.