
C’est une première en France et qui pourrait attirer de nombreux clients. Comme l’a appris Le Parisien, une compagnie va vous assurer contre le risque de violences conjugales. En effet, Axa France inclut désormais dans ses contrats une solution temporaire de relogement pour les victimes de violences conjugales. Pour cette grande majorité de femmes, la solution de relogement sera équivalente à une durée de sept jours, le temps de trouver une solution pérenne. Un accompagnement juridique est également proposé.
Comment souscrire à cette nouvelle option ? Elle sera en réalité intégrée automatiquement à tous les contrats dès ce mardi 1er avril, et sans suppléments. «En tant qu’assureur, c’est notre mission, notre cœur de métier, de protéger nos assurés contre les risques auxquels ils sont confrontés», explique au Parisien le directeur général d’Axa France, Guillaume Borie. Ce dernier rappelle qu’Axa France est déjà fermement engagé dans la lutte contre la violence faite aux femmes depuis «une dizaine d’années».
Une plainte à déposer
En effet, avec son programme «Elle’s Angels», l’assureur accompagne les victimes sur le plan juridique. «Depuis 2015, 2 000 femmes ont pu en bénéficier», indique Guillaume Borie. Car aujourd’hui, le relogement est une des questions principales pour les victimes de violences conjugales : où partir quand les structures d’accueil sont saturées ou si vous n’avez pas d’amis pour vous accueillir ? Axa propose ainsi cette solution de relogement de sept jours en partenariat avec des groupes hôteliers.
Interrogée par Le Parisien, une femme qui fut victime de violences conjugales, redoute que le dispositif soit «trop court», mais le directeur général d’Axa France tient à rassurer : «On ne répondra jamais à une victime : ‘Maintenant, rentrez chez vous !’» Comment fonctionnera le dispositif pour les assurés ? Elles ou ils devront faire une déclaration par téléphone (au 01.70.84.25.84) mais il faudra ensuite déposer une plainte.
Si la personne fait partie du foyer, elle pourra prétendre au dispositif. «Le respect de l’anonymat et les garanties de sécurité sont assurés», assure Guillaume Borie. Si cette nouvelle clause est une première, d’autres assureurs avaient déjà mis en place des mesures dans le passé, comme la Macif qui prend en charge des frais d’avocats ou l’AGIPI (association d’assurés partenaires du groupe Axa) qui avait ajouté ce risque de violences conjugales à son contrat de prévoyance.



















