
Le retrait de Ryanair des aéroports régionaux français se poursuit. La compagnie aérienne low-cost irlandaise a annoncé l’arrêt définitif de ses opérations à l’aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne, mettant fin à ses trois lignes régulières vers Londres, Fès et Porto à compter du 27 mars, rapporte le journal régional La Montagne. Après avoir déjà quitté plusieurs plateformes françaises ces derniers mois – dont Bergerac, Brive, Strasbourg ou encore Vatry – Ryanair confirme sa stratégie de réduction de présence dans l’Hexagone.
Clermont-Ferrand devient ainsi l’une des nouvelles victimes de ce désengagement progressif. Dans un communiqué publié ce dimanche 25 janvier, le service communication de la plateforme clermontoise indique que la compagnie «a fait le choix de cesser ses opérations à l’aéroport de Clermont-Ferrand à compter du 27 mars 2026 et ce malgré de bons taux de remplissage sur les lignes exploitées». Ryanair y assurait trois liaisons régulières : deux saisonnières vers Londres-Stansted et Fès, opérées entre avril et octobre, et une ligne annuelle vers Porto, avec deux à trois rotations hebdomadaires.
La taxe sur les billets d’avion dans le viseur
Cette liaison, particulièrement prisée par la communauté portugaise installée en Auvergne, affichait des performances commerciales solides. Son arrêt, programmé fin mars, suscite d’autant plus d’incompréhension du côté de l’aéroport. En cause, la hausse de la taxe de solidarité sur les billets d’avion, votée dans le cadre de la loi de finances 2025. Ryanair avait à plusieurs reprises menacé de réduire son offre en France si cette fiscalité était maintenue. Une menace désormais concrétisée.
Malgré ce départ, l’aéroport de Clermont-Ferrand conserve les vols quotidiens d’Air France vers Paris-Charles-de-Gaulle, qui représentent l’essentiel de son trafic, une ligne vers Alger opérée par ASL Airlines, ainsi qu’une desserte estivale vers Ajaccio avec Air Corsica.
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