
«Supprimez cette stupide taxe belge.» Michael O’Leary s’en prend à la Belgique. Le PDG de Ryanair est en désaccord avec une taxe instaurée par le Plat Pays sur les billets des avions quittant le sol belge. Son montant : 10 euros. Elle entrera en vigueur dès 2027 pour les vols de plus de 500 km. Pour les autres, la taxe est déjà mise en œuvre. De quoi provoquer l’ire du patron de la compagnie low cost. «Ce qui est extraordinaire dans la stupidité du gouvernement belge, c’est qu’il a eu cette idée visionnaire d’augmenter les taxes sur les passagers, à un moment où presque tous les autres pays européens suppriment leurs taxes environnementales et sur les voyages», a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse, dont se fait l’écho Le Parisien, mercredi 14 janvier.
Un état de fait qui a motivé Michael O’Leary à menacer l’État belge. «Nos avions peuvent bouger, les emplois peuvent bouger, et ils vont bouger vers ces pays qui suppriment ces taxes et abaissent la fiscalité aéroportuaire», comme la Slovaquie ou la Suède. Dès l’hiver prochain donc, Ryanair devrait réduire son offre à Charleroi. Un million de passagers de moins est envisagé, et un million supplémentaire l’année suivante. De quoi mettre la pression sur la municipalité et sur l’État fédéral.
Une autre taxe de 3 euros par passager
Ryanair serait la première compagnie aérienne en Belgique selon ses dires. Une telle décision de retirer un nombre important de vols serait donc dommageable pour le Plat Pays et, a fortiori, pour Charleroi. La commune a elle-même décidé d’instaurer une taxe supplémentaire sur le secteur aérien. Elle compte prélever 3 euros par passager au départ de son aéroport. Cette somme sera réclamée auprès de Brussels South Charleroi Airport (BSCA), la société exploitante. Cette mesure doit encore être approuvée par l’exécutif régional de Wallonie. Si cette taxe n’est pas encore adoptée, il ne fait aucun doute qu’elle ne plaira pas, elle non plus, à Michael O’Leary…















